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Lettres d'une Péruvienne
Que ne doit donc pas craindre l’éditeur de cet ouvrage, en présentant au public les lettres d’une jeune Péruvienne, dont le style et les pensées ont si peu de rapport à l’idée médiocrement avantageuse qu’un injuste préjugé nous a fait prendre de sa nation.
(Avertissement)
Lettres d'une Péruvienne
Si la vérité, qui s’écarte du vraisemblable, perd ordinairement son crédit aux yeux de la raison, ce n’est pas sans retour ; mais pour peu qu’elle contrarie le préjugé, rarement elle trouve grâce devant son tribunal.
(Avertissement)
Les Confessions
Tels furent les auteurs de mes jours. De tous les dons que le ciel leur avait départis, un cœur sensible est le seul qu’ils me laissèrent : mais il avait fait leur bonheur, et fit tous les malheurs de ma vie.
(Livre premier)
Les Confessions
Je n’ai pas su comment mon père supporta cette perte, mais je sais qu’il ne s’en consola jamais. Il croyait la revoir en moi, sans pouvoir oublier que je la lui avais ôtée ; jamais il ne m’embrassa que je ne sentisse à ses soupirs, à ses convulsives étreintes, qu’un regret amer se mêlait à ses caresses : elles n’en étaient que plus tendres. Quand il me disait : Jean-Jacques, parlons de ta mère ; je lui disais : Hé bien ! mon père, nous allons donc pleurer : et ce mot seul lui tirait déjà des larmes. Ah ! disait-il en gémissant, rends-la-moi, console-moi d’elle, remplis le vide qu’elle a laissé dans mon âme. T’aimerais-je ainsi, si tu n’étais que mon fils ? Quarante ans après l’avoir perdue, il est mort dans les bras d’une seconde femme, mais le nom de la première à la bouche, et son image au fond du cœur.
(Livre premier)
Les Confessions
Ma mère avait plus que de la vertu pour s’en défendre ; elle aimait tendrement son mari. Elle le pressa de revenir : il quitta tout, et revint. Je fus le triste fruit de ce retour. Dix mois après, je naquis infirme et malade. Je coûtai la vie à ma mère, et ma naissance fut le premier de mes malheurs.
(Livre premier)
Les Confessions
Je suis né à Genève, en 1712, d’Isaac Rousseau, citoyen, et de Susanne Bernard, citoyenne. Un bien fort médiocre, à partager entre quinze enfants, ayant réduit presque à rien la portion de mon père, il n’avait pour subsister que son métier d’horloger, dans lequel il était à la vérité fort habile. Ma mère, fille du ministre Bernard, était plus riche : elle avait de la sagesse et de la beauté. Ce n’était pas sans peine que mon père l’avait obtenue. Leurs amours avaient commencé presque avec leur vie ; dès l’âge de huit à neuf ans ils se promenaient ensemble tous les soirs sur la Treille ; à dix ans ils ne pouvaient plus se quitter. La sympathie, l’accord des âmes, affermit en eux le sentiment qu’avait produit l’habitude. Tous deux, nés tendres et sensibles, n’attendaient que le moment de trouver dans un autre la même disposition, ou plutôt ce moment les attendait eux-mêmes, et chacun d’eux jeta son cœur dans le premier qui s’ouvrit pour le recevoir. Le sort, qui semblait contrarier leur passion, ne fit que l’animer. Le jeune amant, ne pouvant obtenir sa maîtresse, se consumait de douleur : elle lui conseilla de voyager pour l’oublier. Il voyagea sans fruit, et revint plus amoureux que jamais. Il retrouva celle qu’il aimait tendre et fidèle. Après cette épreuve, il ne restait qu’à s’aimer toute la vie ; ils le jurèrent, et le ciel bénit leur serment.
(Livre premier)
Les Confessions
Je me suis montré tel que je fus : méprisable et vil quand je l’ai été ; bon, généreux, sublime, quand je l’ai été : j’ai dévoilé mon intérieur tel que tu l’as vu toi-même, Être éternel.
(Livre premier)
Les Confessions
Que la trompette du jugement dernier sonne quand elle voudra, je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai hautement : Voilà ce que j’ai fait, ce que j’ai pensé, ce que je fus. J’ai dit le bien et le mal avec la même franchise. Je n’ai rien tu de mauvais, rien ajouté de bon ; et s’il m’est arrivé d’employer quelque ornement indifférent, ce n’a jamais été que pour remplir un vide occasionné par mon défaut de mémoire.
(Livre premier)
Les Confessions
Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m’a jeté, c’est ce dont on ne peut juger qu’après m’avoir lu.
(Livre premier)
Les Confessions
Moi seul. Je sens mon cœur, et je connais les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux que j’ai vus ; j’ose croire n’être fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre.
(Livre premier)
Les Confessions
Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple, et dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature, et cet homme, ce sera moi.
(Livre premier)
Les Livres Historiques
En ce temps-là, les enfants d’Israël s’en allèrent de là, chacun dans sa tribu et dans sa famille, et ils retournèrent de là, chacun dans son héritage.
En ces jours-là, il n’y avait pas de roi en Israël ; chacun faisait ce qui était bon…
(Livre des Juges, chapitre 21)
Les Livres Historiques
Les fils de Benjamin firent ainsi : ils prirent des femmes selon leur nombre parmi les danseuses, qu’ils enlevèrent, et, s’étant mis en route, ils retournèrent dans leur héritage ; ils rebâtirent les villes et ils y habitèrent.
(Livre des Juges, chapitre 21)
Les Livres Historiques
Alors l’assemblée envoya contre eux douze mille hommes d’entre les vaillants, en leur donnant cet ordre : « Allez, et frappez du tranchant de l’épée les habitants de Jabès en Galaad, avec les femmes et les enfants. Voici ce que vous ferez : vous dévouerez à l’anathème tout homme, et toute femme qui a connu la couche d’un homme. » Ils trouvèrent parmi les habitants de Jabès en Galaad quatre cents jeunes filles vierges, qui n’avaient pas connu d’homme en partageant sa couche, et ils les amenèrent dans le camp à Silo, qui est au pays de Chanaan.
(Livre des Juges, chapitre 21)
Les Livres Historiques
Yahweh battit Benjamin devant Israël, et les enfants d’Israël tuèrent ce jour-là à Benjamin vingt-cinq mille et cent hommes, tous tirant l’épée.
(Livre des Juges, chapitre 20)
Les Livres Historiques
Les enfants d’Israël dirent : « Parlez : comment ce crime a-t-il été commis ! » Alors le Lévite, le mari de la femme qui avait été tuée, prit la parole et dit : « J’étais entré à Gabaa de Benjamin, moi et ma concubine, pour y passer la nuit. Les habitants de Gabaa se sont levés contre moi et ont entouré pendant la nuit la maison où j’étais ; ils avaient l’intention de me tuer, et ils ont fait violence à ma concubine, et elle est morte. J’ai saisi ma concubine, je l’ai coupée en morceaux, et je l’ai envoyée dans tout le territoire de l’héritage d’Israël ; car ils ont commis un crime et une infamie en Israël. Vous voici tous, enfants d’Israël ; consultez-vous, et décidez ici même. »
(Livre des Juges, chapitre 20)
Les Livres Historiques
Pendant qu’ils réjouissaient leur cœur, voici, que des hommes de la ville, gens pervers, entourèrent la maison et, frappant avec force à la porte, ils dirent au vieillard, maître de la maison : « Fais sortir l’homme qui est entré chez toi, afin que nous le connaissions. » Le maître de la maison sortit vers eux et leur dit : « Non, mes frères, ne faites pas le mal, je vous prie ; puisque cet homme est entré dans ma maison, ne commettez pas cette infamie. Voici ma fille qui est vierge, et sa concubine ; je vous les amènerai dehors, vous leur ferez violence et vous les traiterez comme il vous plaira ; mais ne commettez pas sur cet homme une action aussi infâme. » Ces hommes ne voulurent pas l’écouter. Alors l’homme prit sa concubine et la leur amena dehors. Ils la connurent et ils abusèrent d’elle toute la nuit jusqu’au matin, et ils la renvoyèrent au lever de l’aurore.
Vers le matin, cette femme vint tomber à l’entrée de la maison de l’homme chez qui était son mari, et elle resta là jusqu’au jour. Son mari se leva le matin et, ayant ouvert la porte de la maison, il sortit pour continuer sa route. Et voici que la femme, sa concubine, était étendue à l’entrée de la maison, les mains sur le seuil. Il lui dit : « Lève-toi et allons-nous-en. » Et personne ne répondit. Alors le mari la mit sur son âne et partit pour aller dans sa demeure.
Arrivé chez lui, il prit un couteau et, saisissant sa concubine, il la coupa membre par membre en douze morceaux, et l’envoya dans tout le territoire d’Israël. Tous ceux qui virent cela dirent : « Jamais chose pareille n’est arrivée et ne s’est vue depuis que les enfants d’Israël sont montés du pays d’Égypte jusqu’à ce jour ; réfléchissez-y, consultez-vous et prononcez. »
(Livre des Juges, chapitre 19)
Les Livres Historiques
En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël ; chacun faisait ce qui était bon à ses yeux.
(Livre des Juges, chapitre 17)
Les Livres Historiques
Alors Samson invoqua Yahweh et dit : « Seigneur Yahweh, souvenez-vous de moi, je vous prie, et donnez-moi de la force cette fois seulement, ô Dieu, afin que d’un seul coup je me venge des Philistins pour mes deux yeux. » Et Samson, embrassant les deux colonnes du milieu sur lesquelles se tenait la maison, s’appuya sur elles, sur l’une de la main droite, sur l’autre de la main gauche. Et Samson dit : « Que je meure avec les Philistins ! ». Et il se pencha avec force, et la maison s’écroula sur les princes et sur tout le peuple qui s’y trouvait. Ceux qu’il fit périr en mourant furent plus nombreux que ceux qu’il avait tués pendant sa vie. Ses frères et toute la maison de son père descendirent à Gaza et l’emportèrent. Lorsqu’ils furent remontés, ils l’enterrèrent entre Saraa et Esthaol, dans le sépulcre de Manué, son père. Il avait jugé Israël pendant vingt ans.
(Livre des Juges, chapitre 16)
Les Livres Historiques
Elle lui dit : « Comment peux-tu dire : je t’aime ! puisque ton cœur n’est pas avec moi ? Voilà trois fois que tu t’es joué de moi, et que tu ne m’as pas indiqué où gît ta grande force. » Elle le tourmentait ainsi chaque jour et le fatiguait de ses instances ; à la fin, son âme s’impatienta jusqu’à en mourir ; il lui ouvrit tout son cœur et lui dit : « Le rasoir n’a jamais passé sur ma tête, car je suis nazaréen de Dieu dès le sein de ma mère. Si j’étais rasé, ma force m’abandonnerait, je deviendrais faible et je serais comme tous les autres hommes. » Dalila vit qu’il lui avait ouvert tout son cœur ; elle envoya appeler les princes des Philistins et leur fit dire : « Montez cette fois, car il m’a ouvert tout son cœur. » Et les princes des Philistins montèrent vers elle, apportant l’argent dans leurs mains. Elle l’endormit sur ses genoux et, ayant appelé l’homme, elle fit raser les sept tresses de la tête de Samson et commença à le dompter, et sa force se retira de lui. Elle dit alors : « Les Philistins sont sur toi, Samson ! » Il se réveilla de son sommeil et dit : « Je me tirerai d’affaire comme les autres fois, et je me dégagerai ; » car il ne savait pas que Yahweh s’était retiré de lui. Les Philistins le saisirent et lui crevèrent les yeux et, l’ayant fait descendre à Gaza, ils le lièrent d’une double chaîne d’airain.
(Livre des Juges, chapitre 16)
Les Livres Historiques
Samson demeura couché jusqu’à minuit ; à minuit, il se leva et, saisissant les battants de la porte de la ville et les deux poteaux, il les arracha avec la barre, les mit sur ses épaules et les porta sur le sommet de la montagne qui regarde Hébron.
(Livre des Juges, chapitre 16)
Les Livres Historiques
Samson alla à Gaza ; il y vit une courtisane, et il entra chez elle.
(Livre des Juges, chapitre 16)
Les Livres Historiques
Lorsqu’il arriva à Léchi, les Philistins poussèrent à sa rencontre des cris de joie. Alors l’Esprit de Yahweh le saisit, et les cordes qu’il avait aux bras devinrent comme des fils de lin brûlés par le feu, et ses liens tombèrent de ses mains. Trouvant une mâchoire d’âne fraîche, il étendit la main, la saisit et en frappa mille hommes. Et Samson dit :

« Avec une mâchoire d’âne, je les ai bien asinés (rossés),

avec une mâchoire d’âne, j’ai frappé mille hommes. »
(Livre des Juges, chapitre 15)
Les Livres Historiques
Les Philistins dirent : « Qui a fait cela ? » On répondit : « C’est Samson, le gendre du Thamnéen, parce que celui-ci lui a pris sa femme et l’a donnée à son ami. » Et les Philistins étant montés, ils la brûlèrent, elle et son père.
(Livre des Juges, chapitre 15)
Les Livres Historiques
Et Samson s’en alla. Il attrapa trois cents renards et, ayant pris des torches, il tourna les renards queue contre queue, et mit une torche entre les deux queues, au milieu. Il alluma ensuite les torches et lâcha les renards dans les moissons des Philistins ; il embrasa depuis les tas de gerbes jusqu’aux blés sur pied et aux plantations d’oliviers.
(Livre des Juges, chapitre 15)
Les Livres Historiques
Quelque temps après, à l’époque de la moisson des blés, Samson alla voir sa femme, en apportant un chevreau. Il dit : « Je veux entrer auprès de ma femme dans sa chambre. » Mais son père ne lui accorda pas l’entrée ; et son père dit : « J’ai pensé que tu avais pour elle de la haine, et je l’ai donnée à ton ami. Est-ce que sa jeune sœur n’est pas plus belle qu’elle ? Qu’elle soit ta femme à sa place. »
(Livre des Juges, chapitre 15)
Les Livres Historiques
Le père de Samson descendit chez la femme ; et là, Samson donna un festin, car c’était la coutume des jeunes gens. Dès qu’on le vit, on invita trente compagnons pour être avec lui. Samson leur dit : « Je vais vous proposer une énigme. Si vous me l’expliquez pendant les sept jours du festin et si vous la devinez, je vous donnerai trente tuniques et trente vêtements de rechange ; mais si vous me pouvez pas me l’expliquer, c’est vous qui me donnerez trente tuniques et trente vêtements de rechange. » Ils lui dirent : « Propose ton énigme, que nous l’entendions. » Il leur dit :
« De celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux. »
(Livre des Juges, chapitre 14)
Les Livres Historiques
Quelque temps après, s’étant rendu de nouveau à Thamna pour la prendre, il fit un détour pour voir le cadavre du lion, et voici qu’il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion. Il en prit dans ses mains et en mangea chemin faisant ; et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna et ils en mangèrent ; mais il ne leur dit pas qu’il avait pris le miel dans le corps du lion.
(Livre des Juges, chapitre 14)
Les Livres Historiques
Samson descendit avec son père et sa mère à Thamna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thamna, voici qu’un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. L’Esprit de Yahweh saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Et il ne raconta pas à son père et à sa mère ce qu’il avait fait. Il descendit et parla à la femme, et elle lui plut.
(Livre des Juges, chapitre 14)
Les Livres Historiques
La femme enfanta un fils et lui donna le nom de Samson.
(Livre des Juges, chapitre 13)
Les Livres Historiques
Et Manué dit à l’Ange de Yahweh : « Quel est ton nom, afin que nous t’honorions, quand ta parole s’accomplira ? » L’Ange de Yahweh lui répondit : « Pourquoi m’interroges-tu sur mon nom ? Il est Merveilleux. »
(Livre des Juges, chapitre 13)
Les Livres Historiques
Il y avait un homme de Saraa, de la famille des Danites, nommé Manué ; sa femme était stérile, et n’avait pas enfanté. L’Ange de Yahweh apparut à la femme et lui dit : « Voici donc, tu es stérile et sans enfant ; mais tu concevras et enfanteras un fils. Et maintenant, prends bien garde, ne bois ni vin ni liqueur forte et ne mange rien d’impur, car tu vas concevoir et enfanter un fils. Le rasoir ne passera point sur sa tête, car cet enfant sera nazaréen de Dieu, dès le sein de sa mère, et c’est lui qui commencera à délivrer Israël de la main des Philistins. »
(Livre des Juges, chapitre 13)
Les Livres Historiques
Les enfants d’Israël firent encore ce qui est mal aux yeux de Yahweh, et Yahweh les livra entre les mains des Philistins, pendant quarante ans.
(Livre des Juges, chapitre 13)
Les Livres Historiques
Jephté remonta dans sa maison à Maspha ; et voici que sa fille sortit à sa rencontre avec des tambourins et des danses. C’était son unique enfant ; hors d’elle, il n’avait ni fils ni fille. Dès qu’il la vit, il déchira ses vêtements et dit : « Ah ! ma fille, tu me renverses et tu es parmi ceux qui me troublent. J’ai ouvert ma bouche à Yahweh, et je ne puis revenir en arrière. » Elle lui dit : « Mon père, tu as ouvert ta bouche à Yahweh ; fais-moi selon ce qui est sorti de ta bouche, puisque Yahweh t’a vengé de tes ennemis, les fils d’Ammon. » Et elle dit à son père : « Que cette grâce seulement me soit accordée ; laisse-moi libre pendant deux mois ; je m’en irai, je descendrai pour aller sur les montagnes, et je pleurerai ma virginité avec mes compagnes. » Il répondit : « Va, » et il la laissa aller pour deux mois. Elle s’en alla, elle et ses compagnes, et elle pleura sa virginité sur les montagnes. Les deux mois écoulés, elle revint vers son père, et il accomplit à son égard le vœu qu’il avait fait ; et elle n’avait pas connu d’homme. De là vint cette coutume en Israël : chaque année les filles d’Israël vont célébrer la fille de Jephté, le Galaadite, quatre jours par an.
(Livre des Juges, chapitre 11)
Les Livres Historiques
Jephté fit un vœu à Yahweh, en disant : « Si vous livrez entre mes mains les fils d’Ammon, celui qui sortira des portes de ma maison à ma rencontre, quand je reviendrai heureusement de chez les fils d’Ammon, sera à Yahweh, et je l’offrirai en holocauste. »
(Livre des Juges, chapitre 11)
Les Livres Historiques
« Moi, je n’ai pas péché contre toi ; mais toi, tu agis mal envers moi en me faisant la guerre. Que Yahweh, le Juge suprême, juge aujourd’hui entre les enfants d’Israël et les fils d’Ammon. »
(Livre des Juges, chapitre 11)
Les Livres Historiques
« Israël ne s’est emparé ni du pays de Moab, ni du pays des fils d’Ammon. Car lorsqu’Israël monta d’Égypte, il marcha dans le désert jusqu’à la mer Rouge, et il arriva à Cadès. Alors Israël envoya des messagers au roi d’Édom, pour lui dire : Laisse-moi, je te prie, passer par ton pays ; mais le roi d’Édom n’y consentit pas. »
(Livre des Juges, chapitre 11)
Les Livres Historiques
Jephté envoya des messagers au roi des fils d’Ammon, pour lui dire : « Qu’y a-t-il entre moi et toi, que tu sois venu contre moi pour faire la guerre à mon pays ? » Le roi des fils d’Ammon répondit aux messagers de Jephté : « C’est qu’Israël, lorsqu’il monta d’Égypte, s’empara de mon pays, depuis l’Arnon jusqu’au Jaboc et au Jourdain. Rends-le maintenant de bon gré. »
(Livre des Juges, chapitre 11)
Les Livres Historiques
Les enfants d’Israël firent encore ce qui est mal aux yeux de Yahweh ; ils servirent les Baals et les Astartés, les dieux de Syrie, les dieux de Sidon, les dieux de Moab, les dieux des fils d’Ammon et les dieux des Philistins, et ils abandonnèrent Yahweh et ne le servirent plus. La colère de Yahweh s’enflamma contre Israël, et il les vendit entre les mains des Philistins et entre les mains des fils d’Ammon.
(Livre des Juges, chapitre 10)
Les Livres Historiques
De là, Abimélech marcha contre Thébés ; il assiégea Thébés et s’en empara. Il y avait au milieu de la ville une forte tour où se réfugièrent tous les habitants de la ville, hommes et femmes ; ayant fermé la porte sur eux, ils montèrent sur le toit de la tour. Abimélech vint jusqu’à la tour ; il l’attaqua et s’approcha de la porte de la tour pour y mettre le feu. Alors une femme lança sur la tête d’Abimélech un morceau de meule de moulin et lui brisa le crâne. Il appela aussitôt le jeune homme qui portait ses armes, et lui dit : « Tire ton épée et donne-moi la mort, afin qu’on ne dise pas de moi : C’est une femme qui l’a tué. » Le jeune homme le transperça, et il mourut.
(Livre des Juges, chapitre 9)
Les Livres Historiques
Abimélech prit en main une hache, coupa une branche d’arbre, la souleva et la mit sur son épaule. Il dit au peuple qui était avec lui : « Ce que vous m’avez vu faire, hâtez-vous de le faire comme moi. » Et tous les gens aussi coupèrent chacun une branche et suivirent Abimélech ; ils placèrent les branches contre la forteresse, et ils la livrèrent au feu avec ceux qu’elle renfermait. Et tous les gens de la tour de Sichem périrent aussi, mille environ, hommes et femmes.
(Livre des Juges, chapitre 9)
Les Livres Historiques
Lorsque Joatham en eut été informé, il alla se placer sur le sommet du mont Garizim et, élevant la voix, il leur cria en disant : « Écoutez-moi, habitants de Sichem, afin que Dieu vous écoute ! Les arbres se mirent en chemin pour oindre un roi qui les commandât. Ils dirent à l’olivier : Règne sur nous. Mais l’olivier leur dit : Renoncerais-je à mon huile, qui fait ma gloire devant Dieu et devant les hommes, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ? Et les arbres dirent au figuier : Viens, toi, règne sur nous. Mais le figuier leur dit : Renoncerais-je à ma douceur et à mon excellent fruit, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ? Et les arbres dirent à la vigne : Viens, toi, règne sur nous. Mais la vigne leur dit : Renoncerais-je à mon vin, qui réjouit Dieu et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ? Alors tous les arbres dirent au buisson d’épines : Viens, toi, règne sur nous. Et le buisson d’épines dit aux arbres : Si vraiment vous voulez m’oindre pour votre roi, venez, confiez-vous à mon ombrage ; sinon, qu’un feu sorte du buisson d’épines et dévore les cèdes du Liban !
(Livre des Juges, chapitre 9)
Les Livres Historiques
Lorsque Gédéon fut mort, les enfants d’Israël se prostituèrent de nouveau aux Baals, et ils prirent Baal-Berith pour leur dieu. Les enfants d’Israël ne se souvinrent plus de Yahweh, leur Dieu, qui les avait délivrés de la main de tous leurs ennemis autour d’eux ; et ils ne montrèrent point d’attachement à la maison de Jérobaal-Gédéon, selon tout le bien qu’il avait fait à Israël.
(Livre des Juges, chapitre 8)
Les Livres Historiques
Madian fut humilié devant les enfants d’Israël et il ne leva plus la tête ; et le pays fut en repos pendant quarante ans, aux jours de Gédéon.
(Livre des Juges, chapitre 8)
Les Livres Historiques
Gédéon vit que c’était l’Ange de Yahweh et Gédéon dit : « Malheur à moi, Seigneur Yahweh, car j’ai vu l’Ange de Yahweh face à face. » Yahweh lui dit : « Sois en paix, ne crains point, tu ne mourras pas. » Gédéon bâtit là un autel à Yahweh et l’appela : « Yahweh-Schalôm ; » cet autel existe encore aujourd’hui à Éphra d’Abiéser.
(Livre des Juges, chapitre 6)
Les Livres Historiques
Et l’Ange de Yahweh vint, et il s’assit sous le térébinthe d’Éphra, qui appartenait à Joas, de la famille d’Abiéser. Gédéon, son fils, battait le froment dans le pressoir, pour le mettre à l’abri de Madian. L’Ange de Yahweh lui apparut et lui dit : « Yahweh est avec toi, vaillant héros. » Gédéon lui dit : « Ah ! mon seigneur, si Yahweh est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous sont-elles arrivées ? Et où sont tous ses prodiges que nos pères nous ont racontés, en disant : Yahweh ne nous a-t-il pas fait monter de l’Égypte ? Et maintenant Yahweh nous abandonne et nous livre entre les mains de Madian. »
(Livre des Juges, chapitre 6)
Les Livres Historiques
Les enfants d’Israël firent ce qui est mal aux yeux de Yahweh, et Yahweh les livra entre les mains de Madian, pendant sept ans. La main de Madian fut puissante contre Israël.
(Livre des Juges, chapitre 6)
Les Livres Historiques
Le pays fut en repos pendant quarante ans.
(Livre des Juges, chapitre 5)
Les Livres Historiques
Les chefs se sont mis à la tête en Israël ;

le peuple s’est volontairement offert pour le combat,

bénissez-en Yahweh !

Écoutez, ô rois : princes, prêtez l’oreille.

C’est moi, c’est moi qui chanterai Yahweh ;

je dirai un cantique à Yahweh, le Dieu d’Israël.

(Livre des Juges, chapitre 5)
Les Livres Historiques
Jahel, femme de Héber, saisit un pieu de la tente et, ayant pris en main le marteau, elle s’approcha de lui doucement et lui enfonça dans la tempe le pieu, qui pénétra dans le sol, car il dormait profondément, étant accablé de fatigue ; et il mourut.
(Livre des Juges, chapitre 4)
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