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Citations

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Idées républicaines
Ainsi les évêques de Rome, qui avaient donné les premiers cet exemple fatal, rendirent à la fois et leur domination et leur secte odieuses dans la moitié de l’Europe ; ainsi plusieurs évêques en Allemagne devinrent quelquefois les oppresseurs des peuples dont ils devaient être les pères.
Idées républicaines
Lorsque notre évêque, fait pour servir, et non pour être servi ; fait pour soulager les pauvres, et non pour dévorer leur substance ; fait pour catéchiser, et non pour dominer, osa, dans des temps d’anarchie, s’intituler prince de la ville dont il n’était que le pasteur, il fut manifestement coupable de rébellion et de tyrannie.
Idées républicaines
Le plus absurde des despotismes, le plus humiliant pour la nature humaine, le plus contradictoire, le plus funeste, est celui des prêtres ; et de tous les empires sacerdotaux, le plus criminel est sans contredit celui des prêtres de la religion chrétienne. C’est un outrage fait à notre Évangile, puisque Jésus dit en vingt endroits : « Il n’y aura parmi vous ni premier ni dernier ; mon royaume n’est pas de ce monde ; le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir etc. »
Idées républicaines
Ce voleur, qui méritait la roue, s’est fait quelquefois dresser des autels. Le peuple asservi a vu dans les enfants du voleur une race de dieux ; ils ont regardé l’examen de leur autorité comme un blasphème, et le moindre effort pour la liberté comme un sacrilège.
Idées républicaines
Un peuple est ainsi subjugué ou par un compatriote habile, qui a profité de son imbécillité et de ses divisions, ou par un voleur appelé conquérant, qui est venu avec d’autres voleurs s’emparer de ses terres, qui a tué ceux qui ont résisté, et qui a fait ses esclaves des lâches auxquels il a laissé la vie.
Idées républicaines
Une société d’hommes gouvernée arbitrairement ressemble parfaitement à une troupe de bœufs mis au joug pour le service du maître. Il ne les nourrit qu’afin qu’ils soient en état de le servir ; il ne les panse dans leurs maladies qu’afin qu’ils lui soient utiles en santé ; il les engraisse pour se nourrir de leur substance ; et il se sert de la peau des uns pour atteler les autres à la charrue.
Idées républicaines
Le pur despotisme est le châtiment de la mauvaise conduite des hommes. Si une communauté d’hommes est maîtrisée par un seul ou par quelques-uns, c’est visiblement parce qu’elle n’a eu ni le courage ni l’habileté de se gouverner elle-même.
La Nouvelle Justine
Le chef-d’œuvre de la philosophie serait de développer les moyens dont la fortune se sert pour parvenir aux fins qu’elle se propose sur l’homme, et de tracer d’après cela quelques plans de conduite qui pussent faire connaître à ce malheureux individu bipède la manière dont il faut qu’il marche dans la carrière épineuse de la vie, afin de prévenir les caprices bizarres de cette fortune qu’on a nommé tour-à-tour Destin, Dieu, Providence, Fatalité, Hasard, toutes dénominations aussi vicieuses, aussi dénuées de bon sens les unes que les autres, et qui n’apportent à l’esprit que des idées vagues et purement objectives.
La Nouvelle Justine
On n’est point criminel pour faire la peinture
Des bizarres penchants qu’inspire la nature.
Lettres d'une Péruvienne
Venez, Déterville, venez apprendre de moi à économiser les ressources de notre âme, et les bienfaits de la nature. Renoncez aux sentiments tumultueux destructeurs imperceptibles de notre être ; venez apprendre à connaître les plaisirs innocents et durables, venez en jouir avec moi, vous trouverez dans mon cœur, dans mon amitié, dans mes sentiments tout ce qui peut vous dédommager de l’amour.
(Lettre XXXVIII)
Lettres d'une Péruvienne
Le plaisir d’être ; ce plaisir oublié, ignoré même de tant d’aveugles humains ; cette pensée si douce, ce bonheur si pur, je suis, je vis, j’existe, pourrait seul rendre heureux, si l’on s’en souvenait, si l’on en jouissait, si l’on en connaissait le prix.
(Lettre XXXVIII)
Lettres d'une Péruvienne
Sans approfondir les secrets de la nature, le simple examen de ses merveilles n’est-il pas suffisant pour varier et renouveler sans cesse des occupations toujours agréables ? La vie suffit-elle pour acquérir une connaissance légère, mais intéressante de l’univers, de ce qui m’environne, de ma propre existence ?
(Lettre XXXVIII)
Lettres d'une Péruvienne
Vous craignez en vain que la solitude n’altère ma santé. Croyez-moi, Déterville, elle ne devient jamais dangereuse que par l’oisiveté.
(Lettre XXXVIII)
Lettres d'une Péruvienne
Vous me donnerez quelque connaissance de vos sciences et de vos arts ; vous goûterez le plaisir de la supériorité ; je le reprendrai en développant dans votre cœur des vertus que vous n’y connaissez pas. Vous ornerez mon esprit de ce qui peut le rendre amusant, vous jouirez de votre ouvrage ; je tâcherai de vous rendre agréables les charmes naïfs de la simple amitié, et je me trouverai heureuse d’y réussir.
(Lettre XXXVIII)
Lettres d'une Péruvienne
Nous lirons dans nos âmes : la confiance sait aussi bien que l’amour donner de la rapidité au temps. Il est mille moyens de rendre l’amitié intéressante et d’en chasser ennui.
(Lettre XXXVIII)
Lettres d'une Péruvienne
Ma bonne foi trahie ne dégage pas mes serments ; plût au ciel qu’elle me fît oublier l’ingrat ! mais quand je l’oublierais, fidèle à moi-même, je ne serai point parjure. Le cruel Aza abandonne un bien qui lui fut cher ; ses droits sur moi n’en sont pas moins sacrés : je puis guérir de ma passion, mais je n’en aurai jamais que pour lui : tout ce que l’amitié inspire de sentiments sont à vous, vous ne la partagerez avec personne, je vous les dois. Je vous les promets ; j’y serai fidèle ; vous jouirez au même degré de ma confiance et de ma sincérité ; l’une et l’autre seront sans bornes. Tout ce que l’amour a développé dans mon cœur de sentiments vifs et délicats tournera au profit de l’amitié.
(Lettre XXXVIII)
Lettres d'une Péruvienne
C’est en vain que vous vous flatteriez de faire prendre à mon cœur de nouvelles chaînes.
(Lettre XXXVIII)
Lettres d'une Péruvienne
La véritable décence est dans mon cœur. Ce n’est point au simulacre de la vertu que je rends hommage, c’est à la vertu même. Je la prendrai toujours pour juge et pour guide de mes actions. Je lui consacre ma vie, et mon cœur à l’amitié. Hélas ! quand y régnera-t-elle sans partage et sans retour ?
(Lettre XXXVII)
Lettres d'une Péruvienne
Je me prête à mes faiblesses, je ne combats celles de mon cœur, qu’en cédant à celles de mon esprit. Les maladies de l’âme ne souffrent pas les remèdes violents.
(Lettre XXXVII)
Lettres d'une Péruvienne
Si le souvenir d’Aza se présente à mon esprit, c’est sous le même aspect où je le voyais alors. Je crois y attendre son arrivée. Je me prête à cette illusion autant qu’elle m’est agréable ; si elle me quitte, je prends des livres, je lis d’abord avec effort, insensiblement de nouvelles idées enveloppent l’affreuse vérité qui m’environne, et donnent à la fin quelque relâche à ma tristesse.
(Lettre XXXVII)
Lettres d'une Péruvienne
La porte par laquelle Céline l’amena dans ma chambre le jour de votre départ et de son arrivée ; le siège sur lequel il s’assit, la place où il m’annonça mon malheur, où il me rendit mes lettres, jusqu’à son ombre effacée d’un lambris où je l’avais vu se former, tout faisait chaque jour de nouvelles plaies à mon cœur.
(Lettre XXXVII)
Lettres d'une Péruvienne
Je sais qu’Aza est arrivé en Espagne, que son crime est consommé, ma douleur n’est pas éteinte, mais la cause n’est plus digne de mes regrets ; s’il en reste dans mon cœur, ils ne sont dus qu’aux peines que je vous ai causées, qu’à mes erreurs, qu’à l’égarement de ma raison.
(Lettre XXXVII)
Lettres d'une Péruvienne
Les soins de votre aimable sœur m’ont rendu la santé, quelques retours de raison l’ont soutenue. La certitude que mon malheur est sans remède a fait le reste.
(Lettre XXXVII)
Lettres d'une Péruvienne
Rassurez-vous, trop généreux ami, je n’ai pas voulu vous écrire que mes jours ne fussent en sureté, et que moins agitée, je ne pusse calmer vos inquiétudes. Je vis ; le destin le veut, je me soumets à ses lois.
(Lettre XXXVII)
Lettres d'une Péruvienne
Fuyez une malheureuse qui ne sent plus les bontés que l’on a pour elle, qui s’en fait un supplice, qui ne veut que mourir.
(Lettre XXXVI)
Lettres d'une Péruvienne
Regrets inutiles, désespoir infructueux, douleur, accable-moi.
(Lettre XXXVI)
Lettres d'une Péruvienne
Si mon corps n’eût succombé sous l’effort de la douleur, Aza ne triompherait pas de ma faiblesse… il ne serait pas parti seul. Je te suivrais, ingrat, je te verrais, je mourrais du moins à tes yeux.
(Lettre XXXVI)
Lettres d'une Péruvienne
Tu m’as vue à tes pieds, barbare Aza, tu les as vus baignés de mes larmes, et ta fuite… Moment horrible ! pourquoi ton souvenir ne m’arrache-t-il pas la vie ?
(Lettre XXXVI)
Lettres d'une Péruvienne
Heureuse Française, on vous trahit ; mais vous jouissez longtemps d’une erreur qui ferait à présent tout mon bien. On vous prépare au coup mortel qui me tue. Funeste sincérité de ma nation, vous pouvez donc cesser d’être une vertu ? Courage, fermeté, vous êtes donc des crimes quand l’occasion le veut ?
(Lettre XXXVI)
Lettres d'une Péruvienne
Il est parti ! je ne le verrai plus ! il me fuit, il ne m’aime plus, il me l’a dit : tout est fini pour moi. Il prend une autre épouse, il m’abandonne, l’honneur l’y condamne ; eh bien, cruel Aza, puisque le fantastique honneur de l’Europe a des charmes pour toi, que n’imites-tu aussi l’art qui l’accompagne !
(Lettre XXXVI)
Lettres d'une Péruvienne
Puisque vous vous plaignez de moi, monsieur, vous ignorez l’état dont les cruels soins de Céline viennent de me tirer. Comment vous aurais-je écrit ? Je ne pensais plus. S’il m’était resté quelque sentiment, sans doute la confiance en vous en eût été un ; mais environnée des ombres de la mort, le sang glacé dans les veines, j’ai longtemps ignoré ma propre existence ; j’avais oublié jusqu’à mon malheur. Ah, Dieux ! pourquoi en me rappelant à la vie m’a-t-on rappelée à ce funeste souvenir !
(Lettre XXXVI)
Lettres d'une Péruvienne
Déterville, trop généreux ami ! suis-je digne d’être écoutée ? suis-je digne de votre pitié ? Oubliez mon injustice ; plaignez une malheureuse dont l’estime pour vous est encore au-dessus de sa faiblesse pour un ingrat.
(Lettre XXXV)
Lettres d'une Péruvienne
Vous saviez mon malheur, pourquoi ne me l’aviez-vous éclairci qu’à demi ? Pourquoi ne me laissâtes-vous entrevoir que des soupçons qui me rendirent injuste à votre égard ? Eh pourquoi vous en fais-je un crime ? Je ne vous aurais pas cru : aveugle, prévenue, j’aurais été moi-même au-devant de ma funeste destinée, j’aurais conduit sa victime à ma rivale, je serais à présent… Ô Dieux, sauvez-moi cette horrible image !…
(Lettre XXXV)
Lettres d'une Péruvienne
Oui, c’est en vain qu’il me rend à moi-même, mon cœur est à lui, il y sera jusqu’à la mort.
Ma vie lui appartient, qu’il me la ravisse et qu’il m’aime…
(Lettre XXXV)
Lettres d'une Péruvienne
Le cruel Aza n’a conservé de la candeur de nos mœurs, que le respect pour la vérité, dont il fait un si funeste usage. Séduit par les charmes d’une jeune Espagnole, prêt à s’unir à elle, il n’a consenti à venir en France que pour se dégager de la foi qu’il m’avait jurée, que pour ne me laisser aucun doute sur ses sentiments ; que pour me rendre une liberté que je déteste ; que pour m’ôter la vie.
(Lettre XXXV)
Lettres d'une Péruvienne
Aza ne m’aime plus ; ah ! malheureuse…
(Lettre XXXV)
Lettres d'une Péruvienne
Si j’étais étrangère, inconnue, Aza pourrait m’aimer : unis par les liens du sang, il doit m’abandonner, m’ôter la vie sans honte, sans regret, sans remords.
(Lettre XXXV)
Lettres d'une Péruvienne
Aza infidéle ! Que ces funestes mots ont de pouvoir sur mon âme… mon sang se glace… un torrent de larmes…
(Lettre XXXV)
Lettres d'une Péruvienne
Ce n’est plus la perte de ma liberté, de mon rang, de ma patrie que je regrette ; ce ne sont plus les inquiétudes d’une tendresse innocente qui m’arrachent des pleurs ; c’est la bonne foi violée, c’est l’amour méprisé qui déchire mon âme. Aza est infidèle.
(Lettre XXXV)
Lettres d'une Péruvienne
Si vous n’étiez la plus noble des créatures, monsieur, je serais la plus humiliée ; si vous n’aviez l’âme la plus humaine, le cœur le plus compatissant, serait-ce à vous que je ferais l’aveu de ma honte et de mon désespoir ? Mais hélas ! que me reste-t-il à craindre ? qu’ai-je à ménager ? tout est perdu pour moi.
(Lettre XXXV)
Lettres d'une Péruvienne
Si la pitié de vous-même ne peut rien sur vous, que les devoirs de l’amitié vous ramènent ; elle est le seul asile de l’amour infortuné. Si les maux que je redoute allaient m’accabler, quels reproches n’auriez-vous pas à vous faire ? Si vous m’abandonnez, où trouverai-je des cœurs sensibles à mes peines ? La générosité, jusqu’ici la plus forte de vos passions, céderait-elle enfin à l’amour mécontent ? Non, je ne puis le croire ; cette faiblesse serait indigne de vous ; vous êtes incapable de vous y livrer ; mais venez m’en convaincre, si vous aimez votre gloire et mon repos.
(Lettre XXXIV)
Lettres d'une Péruvienne
Cet Aza, l’objet de tant d’amours, n’est plus le même Aza, que je vous ai peint avec des couleurs si tendres. Le froid de son abord, l’éloge des Espagnols, dont cent fois il a interrompu le plus doux épanchement de mon âme, la curiosité offensante, qui l’arrache à mes transports, pour visiter les raretés de Paris : tout me fait craindre des maux dont mon cœur frémit. Ah, Déterville ! peut-être ne serez-vous pas longtemps le plus malheureux.
(Lettre XXXIV)
Lettres d'une Péruvienne
Quelle erreur vous entraîne dans un dessein si contraire à vos vues ? vous vouliez me rendre heureuse, vous ne me rendez que coupable ; vous vouliez sécher mes larmes, vous les faites couler, et vous perdez par votre éloignement le fruit de votre sacrifice.
(Lettre XXXIV)
Lettres d'une Péruvienne
Quoi ! pour récompense de tant de bienfaits, j’empoisonnerais vos jours et ceux de votre sœur ! je romprais une si tendre union ! je porterais le désespoir dans vos cœurs, même en jouissant encore de vos bontés ! non ne le croyez pas, je ne me vois qu’avec horreur dans une maison que je remplis de deuil ; je reconnais vos soins au bon traitement que je reçois de Céline, au moment même où je lui pardonnerais de me haïr ; mais quels qu’ils soient, j’y renonce, et je m’éloigne pour jamais des lieux que je ne puis souffrir, si vous n’y revenez. Que vous êtes aveugle, Déterville !
(Lettre XXXIV)
Lettres d'une Péruvienne
Céline toute affligée qu’elle est, n’a que trop bien exécuté vos ordres. Elle m’a présenté Aza d’une main, et de l’autre votre cruelle lettre. Au comble de mes vœux la douleur s’est fait sentir dans mon âme ; en retrouvant l’objet de ma tendresse, je n’ai point oublié que je perdais celui de tous mes autres sentiments. Ah, Déterville ! que pour cette fois votre bonté est inhumaine ! mais n’espérez pas exécuter jusqu’à la fin vos injustes résolutions ; non, la mer ne nous séparera pas à jamais de tout ce qui vous est cher ; vous entendrez prononcer mon nom, vous recevrez mes lettres, vous écouterez mes prières ; le sang et l’amitié reprendront leurs droits sur votre cœur ; vous vous rendrez à une famille à laquelle je suis responsable de votre perte.
(Lettre XXXIV)
Lettres d'une Péruvienne
Avez-vous pu, monsieur, prévoir sans repentir le chagrin mortel que vous deviez joindre au bonheur que vous me prépariez ? Comment avez-vous eu la cruauté de faire précéder votre départ par des circonstances si agréables, par des motifs de reconnaissance si pressants, à moins que ce ne fût pour me rendre plus sensible à votre désespoir et à votre absence ? comblée il y a deux jours des douceurs de l’amitié, j’en éprouve aujourd’hui les peines les plus amères.
(Lettre XXXIV)
Lettres d'une Péruvienne
On m’interrompt, ce n’est pas toi, et cependant il faut que je te quitte.
(Lettre XXXIII)
Lettres d'une Péruvienne
Tu es plus près de moi, il est vrai ; mais ton absence en est-elle moins réelle que si les mers nous séparaient encore ? Je ne te vois point, tu ne peux m’entendre, pourquoi cesserais-je de m’entretenir avec toi de la seule façon dont je puis le faire ? encore un moment, et je te verrai ; mais ce moment n’existe point.
(Lettre XXXIII)
Lettres d'une Péruvienne
La tristesse de Déterville et de sa sœur, mon cher Aza, n’a fait qu’augmenter depuis notre retour de mon palais enchanté : ils me sont trop chers l’un et l’autre pour ne m’être pas empressée à leur en demander le motif ; mais voyant qu’ils s’obstinaient à me le taire, je n’ai plus douté que quelque nouveau malheur n’ait traversé ton voyage, et bientôt mon inquiétude a surpassé leur chagrin. Je n’en ai pas dissimulé la cause, et mes aimables amis ne l’ont pas laissé durer longtemps.
(Lettre XXXIII)
Lettres d'une Péruvienne
Le seul endroit où je m’arrêtai, fut dans une assez grande chambre entourée d’un grillage d’or, légèrement travaillé, qui renfermait une infinité de livres de toutes couleurs, de toutes formes, et d’une propreté admirable ; j’étais dans un tel enchantement, que je croyais ne pouvoir les quitter sans les avoir tous lus.
(Lettre XXXII)
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