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Cinq années de ma vie
Entre dix heures et onze heures du soir, je fus brusquement réveillé ; on me dit de me préparer aussitôt pour le départ. Je n’eus que le temps de m’habiller à la hâte. Le délégué du ministère de l’intérieur chargé, avec trois gardiens, du transbordement, fut d’une brutalité révoltante ; à peine vêtu, il me fit mettre les menottes et ne me donna même pas le temps de prendre mon lorgnon. Il faisait un froid terrible.
(Chapitre VI)
Cinq années de ma vie
Je quittai la prison de la Santé le 17 janvier 1895. J’avais préparé comme d’habitude ma cellule, rabattu ma couchette, et je m’étais couché à l’heure réglementaire, sans qu’aucun indice pût me faire soupçonner mon départ.
(Chapitre VI)
Cinq années de ma vie
Quelle triste journée je passe, pire que les autres si cela est possible, car la seule ombre de bonheur qui nous est accordée m’est aujourd’hui refusée. J’ai pu me lever, mais je ne suis pas encore assez solide pour sortir ; le docteur, malgré l’immense désir que j’avais de venir t’embrasser, craignait pour moi un refroidissement, il désire que je garde encore la chambre demain. Cela me fait beaucoup de peine et je dois t’avouer que j’ai été peu raisonnable, je me suis cachée pour pleurer.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Que les minutes d’ennui sont longues, mais comme les minutes de bonheur passent vite !
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Je suis encore toute émue de notre entrevue d’hier ; j’ai été terriblement impressionnée en te voyant, en te causant ; j’en ai éprouvé un tel plaisir que j’ai été incapable de fermer l’œil cette nuit. Tu es admirable de conserver, malgré tes souffrances, une âme aussi vaillante, des sentiments aussi nobles, aussi élevés. Oui, il faut bien l’espérer, un jour viendra où la lumière sera faite, où ton innocence sera reconnue, où la France reconnaîtra son erreur et verra en toi un de ses plus braves, de ses plus nobles enfants. Tu auras encore du bonheur, nous passerons d’heureuses années ensemble ; toi, qui faisais tant de projets, qui rêvais de faire de ton fils un homme, tu auras encore cette joie. Il est bien bon, ton petit Pierre, et sa sœur est très gentille également. J’étais sévère pour eux, tu le sais, mais j’avoue que maintenant, tout en exigeant d’eux l’obéissance, je me laisse souvent aller à les gâter. Qu’ils profitent, ces pauvres petits, avant de connaître les tristesses de la vie…
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
J’excuse très bien cette colère, cette rage de tout un noble peuple auquel on apprend qu’il y a un traître… mais je veux vivre, pour qu’il sache que ce traître ce n’est pas moi.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Je ne me plains pas de mes souffrances physiques, tu sais que celles-là je les méprise, mais sentir planer sur son nom une accusation épouvantable, infâme, quand on est innocent…
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Nous étions si heureux ! Tout nous souriait dans la vie. Te souviens-tu quand je te disais que nous n’avions rien à envier à personne ? Situation, fortune, amour réciproque de l’un pour l’autre, des enfants adorables… nous avions tout enfin.
Pas un nuage à l’horizon… puis un coup de foudre épouvantable, inattendu, si incroyable même, qu’aujourd’hui encore il me semble parfois que je suis le jouet d’un horrible cauchemar.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Pardonne-moi, si parfois je gémis… mais que veux-tu, il m’arrive, sous l’amertume des souvenirs, d’avoir besoin d’épancher dans ton cœur le trop plein du mien.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
J’avais joui cette nuit d’un peu de calme, j’avais rêvé que nous causions ; mais quel réveil, quelles angoisses quand je me suis trouvée de nouveau en proie à mon sombre chagrin !
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Le martyre que j’endure est vraiment cruel pour un innocent…
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Je vis d’espoir, je vis dans la conviction qu’il est impossible que la vérité ne se fasse pas jour, que mon innocence ne soit pas reconnue et proclamée par cette chère France, ma patrie…
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
… Vraiment, quand j’y pense encore, je me demande comment j’ai pu avoir le courage de te promettre de vivre après ma condamnation. Cette journée du samedi reste dans mon esprit gravée en lettres de feu. J’ai le courage du soldat qui affronte le danger en face, mais hélas ! aurai-je l’âme du martyr ?…
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
… Dans mes plus tristes moments, dans mes moments de crise violente, une étoile vient tout à coup briller dans mon cerveau et me sourire. C’est ton image, ma chérie, c’est ton image adorée, que j’espère revoir bientôt et auprès de laquelle j’attendrai patiemment qu’on me rende ce que j’ai de plus cher en ce monde, mon honneur, mon honneur qui n’a jamais failli…
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Qu’est-ce que notre fortune à côté de l’honneur d’un homme, d’enfants, de deux familles ; je serai heureuse d’avoir consacré tout notre avoir à cette noble tâche…
Nous avons tous la conviction qu’il n’est pas d’erreur qui ne se reconnaisse un jour, que le coupable se trouvera et que nos efforts seront couronnés de succès…
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Je ne pense qu’à toi, je ne veux vivre que pour toi et dans l’espoir de te retrouver bientôt.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Je souffre tellement, tellement de te sentir si malheureux, de ne pouvoir soulager ta douleur, que tout ce qui m’entoure, tout ce qui se passe autour de moi, en un mot tout ce qui n’est pas toi, me laisse indifférente.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Si seulement je pouvais être auprès de toi, partager tes douleurs, tes souffrances, rester dans ta cellule, vivre de la même vie que toi, je serais presque heureuse.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Quel cœur est plus préparé que le tien à recevoir le trop-plein du mien ? C’est ton amour qui m’a donné le courage de vivre ; il faut que je le sente vibrer près du mien.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Quelle horrible matinée ! Quels atroces moments ! Non ! je ne puis y penser, cela me fait trop souffrir. Toi, mon pauvre ami, un homme d’honneur, toi qui adores la France, toi qui as une âme si belle, des sentiments aussi élevés, subir la peine la plus infamante qu’on puisse infliger, c’est abominable !
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
C’est fini, haut les cœurs ! Je concentre toute mon énergie. Fort de ma conscience pure et sans tache, je me dois à ma famille, je me dois à mon nom. Je n’ai pas le droit de déserter tant qu’il me restera un souffle de vie ; je lutterai avec l’espoir prochain de voir la lumière se faire. Donc, poursuivez vos recherches…
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Je viens d’avoir un moment de détente terrible, des pleurs entremêlés de sanglots, tout le corps secoué par la fièvre. C’est la réaction des horribles tortures de la journée, elle devait fatalement arriver ; mais, hélas, au lieu de pouvoir sangloter dans tes bras, au lieu de pouvoir m’appuyer sur toi, mes sanglots ont résonné dans le vide de ma prison.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Hélas, pourquoi ne peut-on pas ouvrir avec un scalpel le cœur des gens et y lire ! Tous les braves gens qui me voyaient passer y auraient lu, gravé en lettres d’or : « Cet homme est un homme d’honneur. » Mais comme je les comprends ! À leur place je n’aurais pas non plus pu contenir mon mépris à la vue d’un officier qu’on leur dit être un traître. Mais hélas, c’est là ce qu’il y a de tragique, c’est que le traître, ce n’est pas moi !…
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Je te raconterai plus tard, quand nous serons de nouveau heureux, ce que j’ai souffert aujourd’hui, combien de fois, au milieu de ces nombreuses pérégrinations parmi de vrais coupables, mon cœur a saigné. Je me demandais ce que je faisais là, pourquoi j’étais là… il me semblait que j’étais le jouet d’une hallucination ; mais hélas, mes vêtements déchirés, souillés, me rappelaient brutalement à la réalité, les regards de mépris qu’on me jetait me disaient trop clairement pour quoi j’étais là.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
En te promettant de vivre, en te promettant de résister jusqu’à la réhabilitation de mon nom, je t’ai fait le plus grand sacrifice qu’un homme de cœur, qu’un honnête homme auquel on vient d’arracher son honneur, puisse faire. Pourvu, mon Dieu, que mes forces physiques ne m’abandonnent pas ! Le moral tient, ma conscience qui ne me reproche rien me soutient, mais je commence à être à bout de patience et de force…
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Au Dépôt, je fus, dans mon costume déchiré et en loques, traîné de salle en salle, fouillé, photographié, mensuré. Enfin, vers midi, je fus conduit à la prison de la Santé et enfermé dans une cellule.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
On me lia les poings et une voiture cellulaire me conduisit au Dépôt, en passant par le pont de l’Alma. En arrivant à l’extrémité du pont, je vis par la lucarne de la voiture les fenêtres de l’appartement où venaient de s’écouler de si douces années, où je laissais tout mon bonheur. L’angoisse fut atroce.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
J’entendis les hurlements d’une foule abusée, je sentis le frisson qui devait la faire vibrer, puisqu’on lui présentait un homme condamné pour trahison, et j’essayai de faire passer dans cette foule un autre frisson, celui de mon innocence.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Un adjudant de la garde républicaine s’approcha de moi. Rapidement, il arracha boutons, bandes de pantalon, insignes de grade du képi et des manches, puis il brisa mon sabre. Je vis tomber à mes pieds tous ces lambeaux d’honneur. Alors, dans cette secousse effroyable de tout mon être, mais le corps droit, la tête haute, je clamai toujours et encore mon cri à ces soldats, à ce peuple assemblé : « Je suis innocent ! »
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Je fus conduit ensuite, entre quatre hommes et un gradé, au centre de la place.
Neuf heures sonnèrent ; le général Darras, commandant la parade d’exécution, fit porter les armes.
Je souffrais le martyre, je me raidissais pour concentrer toutes mes forces, j’évoquais pour me soutenir le souvenir de ma femme, de mes enfants.
Aussitôt après la lecture du jugement, je m’écriai, m’adressant aux troupes :
« Soldats, on dégrade un innocent ; soldats, on déshonore un innocent.
« Vive la France, vive l’armée ! »
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
La dégradation eut lieu le samedi 5 janvier ; je subis cet horrible supplice sans faiblesse.
(Chapitre V)
Cinq années de ma vie
Je veux mon honneur et je l’aurai ; aucun obstacle ne m’arrêtera.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Continue, ma chère femme, imposons le respect au monde par notre attitude et notre courage.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Notre conversation, même à travers les barreaux de la prison, m’a fait du bien. Je tremblais sur mes jambes en descendant, mais je me suis raidi pour ne pas tomber par terre d’émotion. À l’heure qu’il est, ma main n’est pas encore bien assurée : cette entrevue m’a violemment secoué. Si je n’ai pas insisté pour que tu restes plus longtemps, c’est que j’étais à bout de forces ; j’avais besoin d’aller me cacher pour pleurer un peu. Ne crois pas pour cela que mon âme soit moins vaillante ni moins forte, mais le corps est un peu affaibli par trois mois de prison…
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Avoir une belle âme comme la tienne, des sentiments aussi élevés, une bonté inaltérable, un patriotisme exalté, et se voir torturé avec cette cruauté, cet acharnement, et payer, toi innocent, pour un autre qui se dérobe lâchement derrière son infamie. Il n’est pas admissible, s’il existe une justice, que ce traître ne se dévoile pas, que la vérité ne se fasse pas jour.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Pauvre, pauvre ami… Que je voudrais donc t’embrasser, te consoler, te réconforter. Non, vois-tu, mon cœur saigne à la pensée des tortures que tu as à subir.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Le supplice cruel et horrible approche, je vais l’affronter avec la dignité d’une conscience pure et tranquille. Te dire que je ne souffrirai pas, ce serait mentir, mais je n’aurai pas de défaillance…
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Monsieur le Ministre,

j’ai reçu, par votre ordre, la visite du commandant du Paty de Clam, auquel j’ai déclaré encore que j’étais innocent et que je n’avais même jamais commis la moindre imprudence. Je suis condamné, je n’ai aucune grâce à demander. Mais au nom de mon honneur, qui je l’espère me sera rendu un jour, j’ai le devoir de vous prier de vouloir bien continuer vos recherches. Moi parti, qu’on cherche toujours, c’est la seule grâce que je sollicite.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Je vois que tu as repris courage et tu m’en as redonné… Supporte vaillamment cette triste cérémonie, relève la tête et crie ton innocence, ton martyre à la face de tes exécuteurs.
Cet horrible supplice passé, je mettrai tout mon amour, toute ma tendresse, toute ma reconnaissance à t’aider à supporter le reste. Lorsqu’on a sa conscience pour soi, la conviction qu’on a fait son devoir toujours et de tout temps, l’espérance dans l’avenir, on peut tout supporter…
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Je t’en supplie, ne t’occupe pas de ce que pense la foule. Tu sais combien les opinions tournent… Qu’il te suffise de savoir que tous tes amis, tous ceux qui te connaissent sont pour toi ; les gens intelligents cherchent à débrouiller le mystère.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Je ne puis me lasser de t’écrire, de venir te causer, ce sont mes seuls bons moments ; je ne sais faire que cela et pleurer.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Je te demande un immense sacrifice, celui de vivre pour moi, pour nos enfants, de lutter jusqu’à la réhabilitation… Je mourrais de chagrin si tu n’étais plus, je n’aurais pas la force de soutenir une lutte pour laquelle toi seul au monde peux me fortifier.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
J’ai été porter moi-même tes effets au greffe de la prison ; je suis entrée dans cette triste maison où tu subis cet horrible martyre. Pour un moment j’ai eu la sensation que je me rapprochais de toi ; j’aurais voulu briser ces froides murailles qui nous séparaient et venir t’embrasser. Malheureusement il est des choses pour lesquelles la volonté est impuissante, des cas où toutes les forces physiques et morales ne suffisent pas pour vaincre. J’attends très impatiemment le moment où on nous permettra de nous jeter enfin dans les bras l’un de l’autre…
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Nos enfants sont ravissants. Ton pauvre petit Pierre demande tant après toi, je ne puis lui répondre que par des larmes. Ce matin encore il me demandait si tu rentrerais ce soir. Je m’ennuie beaucoup, beaucoup après mon papa, m’a-t-il dit. Jeanne change énormément ; elle cause bien, fait des phrases et embellit beaucoup. Du courage, tu les retrouveras un jour ; nos rêves, nos projets renaîtront et nous pourrons les accomplir.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Que deviendrai-je sans toi ? je n’aurai plus rien qui me rattacherait au monde, je mourrais de chagrin si je n’avais l’espoir de me retrouver auprès de toi et de passer encore d’heureuses années à tes côtés…
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Je pleure, je pleure et je recommence à pleurer. Tes lettres seules viennent me consoler dans mon extrême douleur, seules elles me soutiennent et me réconfortent. Vis pour moi, je t’en conjure, mon cher ami ; rassemble tes forces, lutte, luttons ensemble jusqu’à la découverte du coupable.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Je souffre au delà de tout ce qu’on peut imaginer des horribles tortures que tu supportes ; ma pensée ne te quitte pas une seconde. Je te vois seul dans ta triste prison en proie aux plus sombres réflexions, je compare nos années de bonheur, les douces journées que nous avons passées ensemble à l’heure actuelle. Comme nous étions heureux, comme tu as été bon et dévoué pour moi, avec quel entier dévouement tu m’as soignée quand j’étais malade, quel père tu étais pour nos pauvres chéris. Tout cela passe et repasse dans mon esprit ; je suis malheureuse de ne pas t’avoir près de moi, de me sentir seule. Mon cher adoré, il faut, il faut absolument que nous nous retrouvions ensemble, que nous vivions l’un pour l’autre, car nous ne pouvons plus exister l’un sans l’autre. Il faut que tu te résignes à tout, que tu supportes les terribles épreuves qui t’attendent, que tu sois fort et fier dans le malheur…
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Tu es fort de ton innocence ; imagine-toi que c’est un autre que toi-même que l’on déshonore, accepte le châtiment immérité, fais-le pour moi, pour ta femme qui t’adore.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Je ne puis me passer de toi, tu es ma consolation ; la seule lueur de bonheur qui me reste est de finir mes jours à tes côtés. Tu as été un martyr, et tu as encore horriblement à souffrir. La peine qui va t’être infligée est odieuse. Promets-moi que tu la supporteras courageusement.
(Chapitre IV)
Cinq années de ma vie
Partout où tu iras, où l’on t’enverra, je te suivrai ; à deux nous supporterons plus facilement l’expatriement, nous vivrons l’un pour l’autre… ; nous élèverons nos enfants, nous leur donnerons une âme bien trempée contre les vicissitudes de la vie.
(Chapitre IV)
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