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  Combien de motifs pour vous chérir ! jusqu’à la noblesse de votre figure, tout me plaît en vous : l’amitié a des yeux aussi-bien que l’amour. Autrefois après un moment d’absence, je ne vous voyais pas revenir sans qu’une sorte de sérénité ne se répandît dans mon cœur ; pourquoi avez-vous changé ces innocents plaisirs en peines et en contraintes ? Votre raison ne paraît plus qu’avec effort. J’en crains sans cesse les écarts. Les sentiments dont vous m’entretenez, gênent l’expression des miens, ils me privent du plaisir de vous peindre sans détour les charmes que je goûterais dans votre amitié, si vous n’en troubliez la douceur. Vous m’ôtez jusqu’à la volupté délicate de regarder mon bienfaiteur, vos yeux embarrassent les miens, je n’y remarque plus cette agréable tranquillité qui passait quelquefois jusqu’à mon âme : je n’y trouve qu’une morne douleur qui me reproche sans cesse d’en être la cause. Ah, Déterville ! que vous êtes injuste, si vous croyez souffrir seul !
(Lettre XXIX)

Françoise Graffigny (de)

Françoise Graffigny (de)

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2025-11-28 21:18:08

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 AUX ÉDITIONS BATOILLES

1747 - Lettres d'une Péruvienne

Lettres d'une Péruvienne Éditions Batoilles



 BIOGRAPHIE

Françoise de Graffigny (1695–1758) fut l’une des grandes voix féminines du XVIIIᵉ siècle français, connue surtout pour Lettres d’une Péruvienne, immense succès littéraire de son temps.
Née Françoise d’Issembourg du Buisson d’Happoncourt en Lorraine, elle se marie avec François Huguet de Graffigny. Le mariage est un désastre : violence, dettes, instabilité. Elle finit par se séparer légalement, fait rare pour l’époque. Ruinée, elle survit en travaillant dans des maisons aristocratiques et grâce à des amitiés influentes.
Installée à Paris à partir de 1739, elle se retrouve au cœur de la vie intellectuelle. Sa maison devient un salon recherché, fréquenté par Voltaire, Duclos, Devaux, Moncrif et d’autres. Elle y brille par son intelligence, son esprit mordant et sa curiosité.
En 1747, elle publie Lettres d’une Péruvienne, roman épistolaire racontant l’histoire de Zilia, jeune Inca enlevée par les Espagnols. Le livre est immédiatement un best-seller européen. Sous prétexte d’exotisme, Graffigny y glisse une critique directe de la société française : condition féminine, hypocrisie sociale, morale, pouvoir. L’œuvre reste un jalon majeur du proto-féminisme littéraire.
Elle écrit ensuite plusieurs pièces, dont Cénie (1750), qui connaît aussi un succès considérable. Ses lettres personnelles—près de 2500 conservées—sont aujourd’hui une source précieuse sur la vie intellectuelle du siècle.
Elle meurt en 1758, respectée, lue, influente. Longtemps oubliée au XIXᵉ siècle, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des autrices majeures de l’époque, pionnière dans la critique sociale et la représentation des voix féminines.



 CITATIONS



 HISTORIQUE

2025-11-28 21:18:08 - Bardamu : Ajouté une photo.
2025-11-28 21:15:43 - Bardamu : Ajouté une biographie.
2025-11-25 15:30:51 - Bardamu : Ajouté un portrait.
2025-11-25 14:56:21 - Bardamu : Nouvel auteur ajouté.


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