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Idées républicaines cover Éditions Batoilles

Idées républicaines

De Voltaire

1765
Traité sur la tolérance Le Philosophe ignorant

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 DATE DE PUBLICATION ORIGINALE

1er janvier 1765

 VUES

82

 DERNIÈRE MISE À JOUR

2025-12-21 13:10:06

 VERSION DE LA PAGE

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 CITATIONS

57

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 TYPE

Essai

 LANGUE

Français

 RÉSUMÉ



 HISTOIRE

Aucune histoire.

 ANECDOTES

Aucune anecdote.

 PERSONNAGES

Aucun personnage.

 PHOTOS

Aucune photo.

 CITATIONS

Les citations suivent scrupuleusement l'ordre chronologique de l'ouvrage.

Le pur despotisme est le châtiment de la mauvaise conduite des hommes. Si une communauté d’hommes est maîtrisée par un seul ou par quelques-uns, c’est visiblement parce qu’elle n’a eu ni le courage ni l’habileté de se gouverner elle-même.

Une société d’hommes gouvernée arbitrairement ressemble parfaitement à une troupe de bœufs mis au joug pour le service du maître. Il ne les nourrit qu’afin qu’ils soient en état de le servir ; il ne les panse dans leurs maladies qu’afin qu’ils lui soient utiles en santé ; il les engraisse pour se nourrir de leur substance ; et il se sert de la peau des uns pour atteler les autres à la charrue.

Un peuple est ainsi subjugué ou par un compatriote habile, qui a profité de son imbécillité et de ses divisions, ou par un voleur appelé conquérant, qui est venu avec d’autres voleurs s’emparer de ses terres, qui a tué ceux qui ont résisté, et qui a fait ses esclaves des lâches auxquels il a laissé la vie.

Ce voleur, qui méritait la roue, s’est fait quelquefois dresser des autels. Le peuple asservi a vu dans les enfants du voleur une race de dieux ; ils ont regardé l’examen de leur autorité comme un blasphème, et le moindre effort pour la liberté comme un sacrilège.

Le plus absurde des despotismes, le plus humiliant pour la nature humaine, le plus contradictoire, le plus funeste, est celui des prêtres ; et de tous les empires sacerdotaux, le plus criminel est sans contredit celui des prêtres de la religion chrétienne. C’est un outrage fait à notre Évangile, puisque Jésus dit en vingt endroits : « Il n’y aura parmi vous ni premier ni dernier ; mon royaume n’est pas de ce monde ; le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir etc. »

Lorsque notre évêque, fait pour servir, et non pour être servi ; fait pour soulager les pauvres, et non pour dévorer leur substance ; fait pour catéchiser, et non pour dominer, osa, dans des temps d’anarchie, s’intituler prince de la ville dont il n’était que le pasteur, il fut manifestement coupable de rébellion et de tyrannie.

Ainsi les évêques de Rome, qui avaient donné les premiers cet exemple fatal, rendirent à la fois et leur domination et leur secte odieuses dans la moitié de l’Europe ; ainsi plusieurs évêques en Allemagne devinrent quelquefois les oppresseurs des peuples dont ils devaient être les pères.

Pourquoi est-il dans la nature de l’homme d’avoir plus d’horreur pour ceux qui nous ont subjugués par la fourberie que pour ceux qui nous ont asservis par les armes ? C’est que du moins il y a eu du courage dans les tyrans qui ont dompté les hommes ; et il n’y a eu que de la lâcheté dans ceux qui les ont trompés. On hait la valeur des conquérants, mais on l’estime ; on hait la fourberie, et on la méprise. La haine jointe au mépris fait secouer tous les jougs possibles.

Quand nous avons détruit dans notre ville une partie des superstitions papistes, comme l’adoration des cadavres, la taxe des péchés, l’outrage fait à Dieu de remettre pour de l’argent les peines dont Dieu menace les crimes, et tant d’autres inventions qui abrutissaient la nature humaine ; lorsqu’en brisant le joug de ces erreurs monstrueuses, nous avons renvoyé l’évêque papiste qui osait se dire notre souverain, nous n’avons fait que rentrer dans les droits de la raison et de la liberté dont on nous avait dépouillés.

Nous avons repris le gouvernement municipal, tel à peu près qu’il était sous les Romains, et il a été illustré et affermi par cette liberté achetée de notre sang. Nous n’avons point connu cette distinction odieuse et humiliante de nobles et de roturiers, qui dans son origine ne signifie que seigneurs et esclaves. Nés tous égaux, nous sommes demeurés tels ; et nous avons donné les dignités, c’est-à-dire les fardeaux publics, à ceux qui nous ont paru les plus propres à les soutenir.

Nous avons institué des prêtres afin qu’ils fussent uniquement ce qu’ils doivent être, des précepteurs de morale pour nos enfants. Ces précepteurs doivent être payés et considérés ; mais ils ne doivent prétendre ni juridiction, ni inspection, ni honneurs ; ils ne doivent en aucun cas s’égaler à la magistrature. Une assemblée ecclésiastique qui présumerait de faire mettre à genoux un citoyen devant elle jouerait le rôle d’un pédant qui corrige des enfants, ou d’un tyran qui punit des esclaves.

C’est insulter la raison et les lois de prononcer ces mots : gouvernement civil et ecclésiastique. Il faut dire gouvernement civil et règlements ecclésiastiques ; et aucun de ces règlements ne doit être fait que par la puissance civile.

Le gouvernement civil est la volonté de tous exécutée par un seul ou par plusieurs, en vertu des lois que tous ont portées.

Les lois qui constituent les gouvernements sont toutes faites contre l’ambition : on a songé partout à élever une digue contre ce torrent qui inonderait la terre. Ainsi, dans les républiques, les premières lois règlent les droits de chaque corps ; ainsi les rois jurent à leur couronnement de conserver les privilèges de leurs sujets. Il n’y a que le roi de Danemark dans l’Europe qui, par la loi même, soit au-dessus des lois. Les états assemblés, en 1660, le déclarèrent arbitre absolu. Il semble qu’ils prévirent que le Danemark aurait des rois sages et justes pendant plus d’un siècle. Peut-être dans la suite des siècles faudra-t-il changer cette loi.

Des théologiens ont prétendu que les papes avaient, de droit divin, le même pouvoir sur toute la terre que les monarques danois ont sur un petit coin de la terre. Mais ce sont des théologiens ;… l’univers les a sifflés hautement, et le Capitole a murmuré tout bas de voir le moine Hildebrand parler en maître dans le sanctuaire des lois où les Caton, les Scipion, les Cicéron, parlaient en citoyens.

Les lois qui concernent la justice distributive, la jurisprudence proprement dite, ont été partout insuffisantes, équivoques, incertaines, parce que les hommes qui ont été à la tête des États se sont toujours plus occupés de leur intérêt particulier que de l’intérêt public.

Lorsqu’une loi est obscure, il faut que tous l’interprètent, parce que tous l’ont promulguée ; à moins qu’ils n’aient chargé plusieurs expressément d’interpréter les lois.

Quand les temps ont sensiblement changé, il y a des lois qu’il faut changer.

La loi qui permettrait d’emprisonner un citoyen sans information préalable et sans formalité juridique serait tolérable dans un temps de trouble et de guerre ; elle serait tortionnaire et tyrannique en temps de paix.

Une loi somptuaire, qui est bonne dans une république pauvre et destituée des arts, devient absurde quand la ville est devenue industrieuse et opulente. C’est priver les artistes du gain légitime qu’ils feraient avec les riches ; c’est priver ceux qui ont fait des fortunes du droit naturel d’en jouir ; c’est étouffer toute industrie, c’est vexer à la fois les riches et les pauvres.

On ne doit pas plus régler les habits du riche que les haillons du pauvre. Tous deux, également citoyens, doivent être également libres. Chacun s’habille, se nourrit, se loge, comme il peut. Si vous défendez au riche de manger des gélinottes, vous volez le pauvre, qui entretiendrait sa famille du prix du gibier qu’il vendrait au riche. Si vous ne voulez pas que le riche orne sa maison, vous ruinez cent artistes. Le citoyen qui par son faste humilie le pauvre enrichit le pauvre par ce même faste beaucoup plus qu’il ne l’humilie. L’indigence doit travailler pour l’opulence, afin de s’égaler un jour à elle.

Une loi romaine qui eût dit à Lucullus : Ne dépensez rien, aurait dit en effet à Lucullus : Devenez encore plus riche, afin que votre petit-fils puisse acheter la république.

Les lois somptuaires ne peuvent plaire qu’à l’indigent oisif, orgueilleux et jaloux, qui ne veut ni travailler, ni souffrir que ceux qui ont travaillé jouissent.

Si une république s’est formée dans des guerres de religion, si dans ces troubles elle a écarté de son territoire les sectes ennemies de la sienne, elle s’est sagement conduite, parce qu’alors elle se regardait comme un pays environné de pestiférés, et qu’elle craignait qu’on ne lui apportât la peste. Mais lorsque ces temps de vertige sont passés, lorsque la tolérance est devenue le dogme dominant de tous les honnêtes gens de l’Europe, n’est-ce pas une barbarie ridicule de demander à un homme qui vient s’établir et apporter ses richesses dans notre pays : Monsieur, de quelle religion êtes-vous ? L’or et l’argent, l’industrie, les talents, ne sont d’aucune religion.

Dans une république digne de ce nom, la liberté de publier ses pensées est le droit naturel du citoyen. Il peut se servir de sa plume comme de sa voix ; il ne doit pas être plus défendu d’écrire que de parler, et les délits faits avec la plume doivent être punis comme les délits faits avec la parole : telle est la loi d’Angleterre, pays monarchique, mais où les hommes sont plus libres qu’ailleurs parce qu’ils sont plus éclairés.

De toutes les républiques, la plus petite semblerait devoir être la plus heureuse, quand sa liberté est assurée par sa situation, et que l’intérêt de ses voisins est de la conserver. Le mouvement semble devoir être plus facile et plus uniforme dans une petite machine que dans une grande, dont les ressorts sont plus compliqués, et où les frottements plus violents interrompent le jeu de la machine. Mais comme l’orgueil entre dans toutes les têtes, comme la fureur de commander à ses égaux est la passion dominante de l’esprit humain, comme, en se voyant de plus près, on se peut haïr davantage, il arrive quelquefois qu’un petit État est plus troublé qu’un grand.

Dans une petite république le peuple semble devoir être plus écouté que dans une grande, parce qu’il est plus aisé de faire entendre raison à mille personnes assemblées qu’à quarante mille. Ainsi il y aurait eu beaucoup de danger à vouloir gouverner Venise, qui a si longtemps soutenu la guerre contre l’empire ottoman, comme Saint-Martin, qui n’a jamais pu conquérir qu’un moulin, qu’elle a été forcée de rendre.

Il paraît bien étrange que l’auteur du Contrat social s’avise de dire que tout le peuple anglais devrait siéger en parlement, et qu’il cesse d’être libre quand son droit consiste à se faire représenter au parlement par députés. Voudrait-il que trois millions de citoyens vinssent donner leur voix à Westminster ? Les paysans en Suède comparaissent-ils autrement que par députés ?

Il faut se défier de toutes ces règles générales, qui n’existent que sous la plume des auteurs.

Tous les hommes ne doivent pas être manœuvres.

Nous avons le droit, quand nous sommes convoqués, de rejeter ou d’approuver les magistrats et les lois qu’on nous propose ; nous n’avons pas le droit de destituer les officiers de l’État quand il nous plaît : ce droit serait le code de l’anarchie. Le roi de France lui-même, quand il a donné des provisions à un magistrat, ne peut le destituer qu’en lui faisant son procès. Le roi d’Angleterre ne peut ôter une pairie qu’il a donnée. L’empereur ne peut destituer quand il lui plaît un prince qu’il a créé. On ne destitue les magistrats amovibles qu’après le temps de leur exercice. Il n’est pas plus permis de casser un magistrat par caprice que d’emprisonner un citoyen par fantaisie.

Tant d’ignorance, jointe avec tant de présomption, indigne tout homme instruit. Lorsque cette ignorance présomptueuse traite avec tant d’outrages des nobles vénitiens, on demande quel est le potentat qui s’est oublié ainsi ? Quand on sait enfin quel est l’auteur de ces inepties, on se contente de rire.

Quand un homme, quel qu’il soit, présume assez de lui-même pour donner des leçons sur l’administration publique, il doit paraître prudent et impartial, comme les lois mêmes qu’il fait parler.

N’insultons ni les monarchies ni les républiques.

La cour de Pétersbourg nous regardera comme de grands astrologues si elle apprend qu’un de nos garçons horlogers a réglé l’heure à laquelle l’empire russe doit être détruit.

Si on se donnait la peine de lire attentivement ce livre du Contrat social, il n’y a pas une page où l’on ne trouvât des erreurs ou des contradictions.

Car quels que soient les dogmes des nations, elles feront toujours la guerre.

On a brûlé ce livre chez nous. L’opération de le brûler a été aussi odieuse peut-être que celle de le composer. Il y a des choses qu’il faut qu’une administration sage ignore. Si ce livre était dangereux, il fallait le réfuter. Brûler un livre de raisonnement c’est dire : Nous n’avons pas assez d’esprit pour lui répondre. Ce sont les livres d’injures qu’il faut brûler, et dont il faut punir sévèrement les auteurs, parce qu’une injure est un délit. Un mauvais raisonnement n’est un délit que quand il est évidemment séditieux.

Un tribunal doit avoir des lois fixes pour le criminel comme pour le civil ; rien ne doit être arbitraire, et encore moins quand il s’agit de l’honneur et de la vie que lorsqu’on ne plaide que pour de l’argent.

Un code criminel est absolument nécessaire pour les citoyens et pour les magistrats. Les citoyens alors n’auront jamais à se plaindre des jugements, et les magistrats n’auront point à craindre d’encourir la haine : car ce ne sera pas leur volonté qui condamnera, ce sera la loi. Il faut une puissance pour juger par cette loi seule, et une autre puissance pour faire grâce.

À l’égard des finances, on sait assez que c’est aux citoyens à régler ce qu’ils croient devoir fournir pour les dépenses de l’État ; on sait assez que les contributions doivent être ménagées avec économie par ceux qui les administrent, et accordées avec noblesse dans les grandes occasions. Il n’y a sur cet article nul reproche à faire à notre république.

Il n’y a jamais eu de gouvernement parfait, parce que les hommes ont des passions ; et s’ils n’avaient point de passions, on n’aurait pas besoin de gouvernement. Le plus tolérable de tous est sans doute le républicain, parce que c’est celui qui rapproche le plus les hommes de l’égalité naturelle.

Ceux qui n’ont ni terrain ni maison dans cette société doivent-ils y avoir leur voix ? Ils n’en ont pas plus le droit qu’un commis payé par des marchands n’en aurait à régler leur commerce ; mais ils peuvent être associés, soit pour avoir rendu des services, soit pour avoir payé leur association.

Ce pays, gouverné en commun, doit être plus riche et plus peuplé que s’il était gouverné par un maître : car chacun, dans une vraie république, étant sûr de la propriété de ses biens et de sa personne, travaille pour soi-même avec confiance ; et, en améliorant sa condition, il améliore celle du public. Il peut arriver le contraire sous un maître. Un homme est quelquefois tout étonné d’entendre dire que ni sa personne ni ses biens ne lui appartiennent.

La moitié du terrain de la Suisse est composée de rochers et de précipices, l’autre est peu fertile ; mais quand des mains libres, conduites enfin par des esprits éclairés, ont cultivé cette terre, elle est devenue florissante.

Le pays du pape, au contraire, depuis Orviette jusqu’à Terracine, dans l’espace de plus de cent vingt milles de chemin, est inculte, inhabité, et devenu malsain par la disette ; on peut y voyager une journée entière sans y trouver ni hommes ni animaux ; il y a plus de prêtres que de cultivateurs ; on n’y mange guère d’autre pain que du pain azyme. C’est là ce pays qui était couvert, du temps des anciens Romains, de villes opulentes, de maisons superbes, de moissons, de jardins, et d’amphithéâtres. Ajoutons encore à ce contraste que six régiments suisses s’empareraient en quinze jours de tout l’État du pape. Qui aurait fait cette prédiction à César, lorsqu’en passant il vint battre les Suisses au nombre de près de quatre cent mille, l’aurait bien étonné.

Il est peut-être utile qu’il y ait deux partis dans une république, parce que l’un veille sur l’autre, et que les hommes ont besoin de surveillants.

On a dit mille fois que l’autorité veut toujours croître, et le peuple toujours se plaindre ; qu’il ne faut ni céder à toutes ses représentations, ni les rejeter toutes ; qu’il faut un frein à l’autorité et à la liberté ; qu’on doit tenir la balance égale. Mais où est le point d’appui ? qui le fixera ? Ce sera le chef-d’œuvre de la raison et de l’impartialité.

Les exemples sont trompeurs, les inductions qu’on en tire sont souvent mal appliquées ; les citations pour faire valoir ces inductions sont souvent fausses. « La nature de l’honneur, dit Montesquieu, est de demander des préférences, des distinctions. L’honneur est donc, par la chose même, placé dans le gouvernement monarchique. » L’auteur oublie que dans la république romaine on demandait le consulat, le triomphe, des ovations, des couronnes, des statues. Il n’y a si petite république où l’on ne recherche les honneurs.

Cet homme supérieur dans ses pensées ingénieuses et profondes, brillant d’une lumière qui l’éblouit, n’a pu asservir son génie à l’ordre et à la méthode nécessaires. Son grand feu empêche que les objets ne soient nets et distincts ; et quand il cite, il prend presque toujours son imagination pour sa mémoire.
(À propos de Montesquieu)

Montesquieu, il faut l’avouer, ne cite pas mieux les auteurs grecs que les français. Il leur fait souvent dire à tous le contraire de ce qu’ils ont dit.

Il est clair que Montesquieu, dans l’Esprit des lois, a calomnié l’esprit de la Grèce en prenant une objection que Plutarque réfute pour une loi que Plutarque recommande

Je cherchais un fil dans ce labyrinthe ; le fil est cassé presque à chaque article. J’ai été trompé, j’ai trouvé l’esprit de l’auteur, qui en a beaucoup, et rarement l’esprit des lois. Il sautille plus qu’il ne marche ; il amuse plus qu’il n’éclaire ; il satirise quelquefois plus qu’il ne juge ; et il faut souhaiter qu’un si beau génie eût toujours plus cherché à instruire qu’à étonner.

Malgré ses défauts, cet ouvrage doit être toujours cher aux hommes, parce que l’auteur a dit sincèrement ce qu’il pense, au lieu que la plupart des écrivains de son pays, à commencer par le grand Bossuet, ont dit souvent ce qu’ils ne pensaient pas.
(À propos de L'Esprit des lois de Montesquieu)

Sera-ce par des livres qui détruisent la superstition, et qui rendent la vertu aimable, qu’on parviendra à rendre les hommes meilleurs ? Oui ; si les jeunes gens lisent ces livres avec attention, ils seront préservés de toute espèce de fanatisme : ils sentiront que la paix est le fruit de la tolérance, et le véritable but de toute société.

La tolérance est aussi nécessaire en politique qu’en religion ; c’est l’orgueil seul qui est intolérant. C’est lui qui révolte les esprits, en voulant les forcer à penser comme nous ; c’est la source secrète de toutes les divisions.

La politesse, la circonspection, l’indulgence, affermissent l’union entre les amis et dans les familles ; elles feront le même effet dans un petit État, qui est une grande famille.



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 HISTORIQUE

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