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Cinq années de ma vie cover Éditions Batoilles

Cinq années de ma vie

1894-1899

Alfred Dreyfus · 1901

À propos du livre
Publication
1er janvier 1901
Type
Biographie
Langue
Français
Statistiques
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210
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Citations
59
Suivi éditorial
Dernière mise à jour
11 juin 2026
Version
Version 5

 RÉSUMÉ

Dans Cinq années de ma vie, Alfred Dreyfus raconte sans détour l’effondrement brutal de son existence après sa condamnation pour haute trahison en 1894, verdict fondé sur un dossier secret et des preuves falsifiées. Le livre est le journal d’un innocent broyé par une machine politico-militaire : il décrit son arrestation, les interrogatoires biaisés, le huis clos du procès, puis surtout l’enfer du bagne sur l’île du Diable, où l’isolement absolu, la maladie, les privations et la surveillance obsessionnelle visent à le briser mentalement et physiquement. Dreyfus relate au jour le jour son combat intérieur pour ne pas sombrer, la lutte pour maintenir sa dignité, sa confiance dans la vérité et dans sa famille, qu’il sait mobilisée en métropole. Il raconte la lente émergence des premières failles dans la version officielle, les démarches désespérées de son frère Mathieu, puis la montée de l’Affaire après la dénonciation d’Émile Zola et le travail d’un cercle grandissant d’intellectuels et de juristes convaincus de son innocence. À travers ces années de captivité, on voit un homme confronté à l’injustice la plus totale mais décidé à ne jamais avouer un crime qu’il n’a pas commis. Le récit se clôt sur la révision du procès, son retour en France et sa libération, obtenue au prix d’une lutte politique et morale qui dépasse son cas individuel pour devenir un combat national contre l’arbitraire, l’antisémitisme et l’abus de pouvoir.

 HISTOIRE

Édition intégrale annotée incluant :
Huit croquis.
Appendices : lettres à M. Charles Dupuy, au président de la République et à M. le général De Boisdeffre.
Une biographie inédite d'Alfred Dreyfus.
Un contexte historique inédit de l'œuvre.

 ANECDOTES

Aucune anecdote.

 PERSONNAGES

Aucun personnage.

 PHOTOS

Aucune photo.

 CITATIONS

Les citations suivent scrupuleusement l'ordre chronologique de l'ouvrage.

Je raconte uniquement dans ces pages ma vie pendant les cinq années où j’ai été retranché du monde des vivants.
Je suis né à Mulhouse, en Alsace, le 9 octobre 1859. Mon enfance s’écoula doucement sous l’influence bienfaisante de ma mère et de mes sœurs, d’un père profondément dévoué à ses enfants, sous la touchante protection de frères plus âgés.
(Chapitre I)
Ma première impression triste, dont le souvenir douloureux ne s’est jamais effacé de ma mémoire, a été la guerre de 1870.
(Chapitre I)
Dans le courant de l’hiver, je me fiançai à Mlle Lucie Hadamard, qui est devenue ma compagne dévouée et héroïque.
(Chapitre I)
La carrière m’était ouverte brillante et facile ; l’avenir se montrait sous de beaux auspices. Après les journées de travail, je trouvais le repos et le charme de la vie familiale. Curieux de toutes les manifestations de l’esprit humain, je me complaisais aux longues lectures durant les chères soirées passées auprès de ma femme. Nous étions parfaitement heureux, un premier enfant égayait notre intérieur ; je n’avais pas de soucis matériels, la même affection profonde m’unissait aux membres de ma famille et de la famille de ma femme.
Tout dans la vie semblait me sourire.
(Chapitre I)
L’année 1893 se passa sans incidents. Ma fille Jeanne vint éclairer mon intérieur d’un nouveau rayon de joie.
(Chapitre II)
Mon fils Pierre, alors âgé de trois ans et demi, qui s’était accoutumé à me conduire jusqu’à la porte quand je sortais, m’accompagna ce matin-là comme d’habitude. Ce fut un de mes plus vifs souvenirs dans mon infortune ; bien souvent, dans mes nuits de douleur et de désespoir, j’ai revécu cette minute où j’avais serré dans mes bras pour la dernière fois mon enfant ; j’y puisais une nouvelle dose de force et de volonté.
(Chapitre II)
Au cours de la dictée, le commandant m’interpella vivement, me disant : « Vous tremblez. »
(Chapitre II)
Aussitôt la dictée terminée, le commandant du Paty se leva et, posant la main sur moi, s’écria d’une voix tonnante : « Au nom de la loi, je vous arrête ; vous êtes accusé du crime de haute trahison. » La foudre tombant à mes pieds n’eut pas produit en moi une commotion plus violente ; je prononçai des paroles sans suite, protestant contre une accusation aussi infâme que rien dans ma vie ne permettait de justifier.
(Chapitre II)
« Prenez mes clefs, ouvrez tout chez moi, je suis innocent ! » J’ajoutai : « Montrez-moi au moins les preuves de l’infamie que vous prétendez que j’ai commise. » Les charges sont accablantes, me répondit-on, sans vouloir préciser ces charges.
(Chapitre II)
Quand je me vis dans cette sombre cellule, sous l’impression atroce de la scène que je venais de subir et de l’accusation monstrueuse portée contre moi, quand je pensai à tous ceux que je venais de quitter il y a quelques heures à peine, dans la joie et le bonheur, je tombai dans un état de surexcitation terrible, je hurlai de douleur.
(Chapitre II)
J’ignorais toujours quelle était la base de l’accusation ; malgré mes demandes pressantes, je ne pouvais obtenir aucun éclaircissement sur l’accusation monstrueuse portée contre moi. Je me débattais dans le vide.
(Chapitre II)
Mais quelles que fussent mes tortures, ma conscience veillait et me dictait infailliblement mon devoir. « Si tu meurs, me disait-elle, on te croira coupable ; quoi qu’il arrive, il faut que tu vives pour crier ton innocence à la face du monde. »
(Chapitre II)
Le quinzième jour enfin après mon arrestation, le commandant du Paty me montra une photographie de la lettre accusatrice, appelée depuis le Bordereau.
Cette lettre, je ne l’avais pas écrite, je n’en étais pas l’auteur.
(Chapitre II)
On me refusait toujours le droit de voir ma femme. Le 5 décembre, je reçus enfin l’autorisation de lui écrire à lettre ouverte.
(Chapitre III)
Ma chère Lucie,

Enfin je puis t’écrire un mot, on vient de me signifier ma mise en jugement pour le 19 de ce mois. On me refuse le droit de te voir.
Je ne veux pas te décrire tout ce que j’ai souffert, il n’y a pas au monde de termes assez saisissants pour cela.
(Chapitre III)
Te rappelles-tu quand je te disais combien nous étions heureux ? Tout nous souriait dans la vie. Puis tout à coup un coup de foudre épouvantable, dont mon cerveau est encore ébranlé. Moi, accusé du crime le plus monstrueux qu’un soldat puisse commettre ! Encore aujourd’hui je me crois l’objet d’un cauchemar épouvantable.
(Chapitre III)
La vérité finira bien par se faire jour. Ma conscience est calme et tranquille, elle ne me reproche rien. J’ai toujours fait mon devoir, jamais je n’ai fléchi la tête. J’ai été accablé, atterré dans ma prison sombre, en tête à tête avec mon cerveau ; j’ai eu des moments de folie farouche, j’ai même divagué, mais ma conscience veillait. Elle me disait : « Haut la tête et regarde le monde en face. Fort de ta conscience marche droit et relève-toi. C’est une épreuve épouvantable, mais il faut la subir. »
(Chapitre III)
Je t’embrasse mille fois comme je t’aime, comme je t’adore.
(Chapitre III)
J’arrive enfin au terme de mes souffrances, au terme de mon martyre. Demain je paraîtrai devant mes juges, le front haut, l’âme tranquille.
(Chapitre III)
L’épreuve que je viens de subir, épreuve terrible s’il en fut, a épuré mon âme. Je te reviendrai meilleur que je n’ai été. Je veux te consacrer, à toi, à mes enfants, à nos chères familles, tout ce qui me reste à vivre.
(Chapitre III)
Comme je te l’ai dit, j’ai passé par des crises épouvantables. J’ai eu de vrais moments de folie furieuse à la pensée d’être accusé d’un crime aussi monstrueux.
(Chapitre III)
Je suis prêt à paraître devant des soldats, comme un soldat qui n’a rien à se reprocher. Ils verront sur ma figure, ils liront dans mon âme, ils acquerront la conviction de mon innocence comme tous ceux qui me connaissent.
(Chapitre III)
Dévoué à mon pays auquel j’ai consacré toutes mes forces, toute mon intelligence, je n’ai rien à craindre. Dors donc tranquille, ma chérie, et ne te fais aucun souci. Pense seulement à la joie que nous éprouverons à nous trouver bientôt dans les bras l’un de l’autre, à oublier bien vite ces jours tristes et sombres…
(Chapitre III)
Lorsque je fus introduit dans la salle d’audience, accompagné par un lieutenant de la garde républicaine, je ne vis rien, je n’entendis rien. J’ignorais tout ce qui se passait autour de moi ; j’avais l’esprit complètement absorbé par l’affreux cauchemar qui pesait sur moi depuis de si longues semaines, par l’accusation monstrueuse de trahison dont j’allais démontrer l’inanité, le néant.
(Chapitre III)
J’avais hâte de détruire les misérables arguments d’une infâme accusation, de défendre mon honneur.
(Chapitre III)
Dans la quatrième et dernière audience, le commissaire du Gouvernement abandonna tous les griefs accessoires pour ne retenir comme pièce à charge que le bordereau ; il s’empara de cette pièce et la brandit en s’écriant :
«  Il ne reste plus que le bordereau, mais cela suffit. Que les juges prennent leurs loupes. »
(Chapitre III)
L’acquittement me parut certain.
Je fus condamné.
(Chapitre III)
Mon désespoir fut immense ; la nuit qui suivit ma condamnation fut une des plus tragiques de ma tragique existence. Je roulais dans ma tête les projets les plus extravagants ; j’étais las de tant d’atrocités, révolté de tant d’iniquités. Mais le souvenir de ma femme, de mes enfants m’empêcha de prendre une décision suprême et je me résolus à attendre.
(Chapitre IV)
Ma chérie,

Je souffre beaucoup, mais je te plains encore plus que moi. Je sais combien tu m’aimes ; ton cœur doit saigner. De mon côté, mon adorée, ma pensée a toujours été vers toi, nuit et jour.
(Chapitre IV)
Il me semble parfois que je suis le jouet d’un horrible cauchemar.
(Chapitre IV)
C’est pour toi seule que j’ai résisté jusqu’aujourd’hui ; c’est pour toi seule, mon adorée, que j’ai supporté ce long martyre. Mes forces me permettront-elles d’aller jusqu’au bout ? Je n’en sais rien. Il n’y a que toi qui puisses me donner du courage ; c’est dans ton amour que j’espère le puiser…
(Chapitre IV)
Mon amertume est telle, mon cœur si ulcéré, que je me serais déjà débarrassé de cette triste vie, si ton souvenir ne m’arrêtait, si la crainte d’augmenter encore ton chagrin ne retenait mon bras.
(Chapitre IV)
Avoir entendu tout ce qu’on m’a dit, quand on sait en son âme et conscience n’avoir jamais failli, n’avoir même jamais commis la plus légère imprudence, c’est la torture morale la plus épouvantable.
(Chapitre IV)
Ce qu’il faut surtout, quoi qu’il advienne de moi, c’est chercher la vérité, c’est remuer ciel et terre pour la découvrir, c’est y engloutir, s’il le faut, notre fortune, afin de réhabiliter mon nom traîné dans la boue. Il faut à tout prix laver cette tache imméritée.
(Chapitre IV)
Quel malheur, quelle torture, quelle ignominie ! Nous en sommes tous terrifiés, anéantis. Je sais comme tu es courageux, je t’admire. Tu es un malheureux martyr. Je t’en supplie, supporte encore vaillamment ces nouvelles tortures. Notre vie, notre fortune à tous sera sacrifiée à la recherche des coupables. Nous les trouverons, il le faut. Tu seras réhabilité.
(Chapitre IV)
Nous avons passé près de cinq années de bonheur absolu, vivons sur ce souvenir ; un jour justice se fera et nous serons encore heureux, les enfants t’adoreront. Nous ferons de ton fils un homme tel que toi, je ne pourrai pas lui choisir de plus bel exemple.
(Chapitre IV)
En tout cas, sois certain d’une chose, c’est que je te suivrai si loin qu’on t’enverra. Je ne sais si la loi m’autorise à t’accompagner, mais elle ne peut m’empêcher de te rejoindre et je le ferai.
(Chapitre IV)
Je viens d’avoir, dans mon immense chagrin, la joie d’avoir de tes nouvelles, d’entendre parler Me Demange dans des termes si chauds, si cordiaux, que mon pauvre cœur en a été réconforté.
(Chapitre IV)
Tu sais si je t’aime, si je t’adore, mon bien cher mari ; notre immense malheur, l’horrible infamie dont nous sommes l’objet ne font que resserrer encore les liens de mon affection.
(Chapitre IV)
Partout où tu iras, où l’on t’enverra, je te suivrai ; à deux nous supporterons plus facilement l’expatriement, nous vivrons l’un pour l’autre… ; nous élèverons nos enfants, nous leur donnerons une âme bien trempée contre les vicissitudes de la vie.
(Chapitre IV)
Je ne puis me passer de toi, tu es ma consolation ; la seule lueur de bonheur qui me reste est de finir mes jours à tes côtés. Tu as été un martyr, et tu as encore horriblement à souffrir. La peine qui va t’être infligée est odieuse. Promets-moi que tu la supporteras courageusement.
(Chapitre IV)
Tu es fort de ton innocence ; imagine-toi que c’est un autre que toi-même que l’on déshonore, accepte le châtiment immérité, fais-le pour moi, pour ta femme qui t’adore.
(Chapitre IV)
Je souffre au delà de tout ce qu’on peut imaginer des horribles tortures que tu supportes ; ma pensée ne te quitte pas une seconde. Je te vois seul dans ta triste prison en proie aux plus sombres réflexions, je compare nos années de bonheur, les douces journées que nous avons passées ensemble à l’heure actuelle. Comme nous étions heureux, comme tu as été bon et dévoué pour moi, avec quel entier dévouement tu m’as soignée quand j’étais malade, quel père tu étais pour nos pauvres chéris. Tout cela passe et repasse dans mon esprit ; je suis malheureuse de ne pas t’avoir près de moi, de me sentir seule. Mon cher adoré, il faut, il faut absolument que nous nous retrouvions ensemble, que nous vivions l’un pour l’autre, car nous ne pouvons plus exister l’un sans l’autre. Il faut que tu te résignes à tout, que tu supportes les terribles épreuves qui t’attendent, que tu sois fort et fier dans le malheur…
(Chapitre IV)
Je pleure, je pleure et je recommence à pleurer. Tes lettres seules viennent me consoler dans mon extrême douleur, seules elles me soutiennent et me réconfortent. Vis pour moi, je t’en conjure, mon cher ami ; rassemble tes forces, lutte, luttons ensemble jusqu’à la découverte du coupable.
(Chapitre IV)
Que deviendrai-je sans toi ? je n’aurai plus rien qui me rattacherait au monde, je mourrais de chagrin si je n’avais l’espoir de me retrouver auprès de toi et de passer encore d’heureuses années à tes côtés…
(Chapitre IV)
Nos enfants sont ravissants. Ton pauvre petit Pierre demande tant après toi, je ne puis lui répondre que par des larmes. Ce matin encore il me demandait si tu rentrerais ce soir. Je m’ennuie beaucoup, beaucoup après mon papa, m’a-t-il dit. Jeanne change énormément ; elle cause bien, fait des phrases et embellit beaucoup. Du courage, tu les retrouveras un jour ; nos rêves, nos projets renaîtront et nous pourrons les accomplir.
(Chapitre IV)
J’ai été porter moi-même tes effets au greffe de la prison ; je suis entrée dans cette triste maison où tu subis cet horrible martyre. Pour un moment j’ai eu la sensation que je me rapprochais de toi ; j’aurais voulu briser ces froides murailles qui nous séparaient et venir t’embrasser. Malheureusement il est des choses pour lesquelles la volonté est impuissante, des cas où toutes les forces physiques et morales ne suffisent pas pour vaincre. J’attends très impatiemment le moment où on nous permettra de nous jeter enfin dans les bras l’un de l’autre…
(Chapitre IV)
Je te demande un immense sacrifice, celui de vivre pour moi, pour nos enfants, de lutter jusqu’à la réhabilitation… Je mourrais de chagrin si tu n’étais plus, je n’aurais pas la force de soutenir une lutte pour laquelle toi seul au monde peux me fortifier.
(Chapitre IV)
Je ne puis me lasser de t’écrire, de venir te causer, ce sont mes seuls bons moments ; je ne sais faire que cela et pleurer.
(Chapitre IV)
Je t’en supplie, ne t’occupe pas de ce que pense la foule. Tu sais combien les opinions tournent… Qu’il te suffise de savoir que tous tes amis, tous ceux qui te connaissent sont pour toi ; les gens intelligents cherchent à débrouiller le mystère.
(Chapitre IV)
Je vois que tu as repris courage et tu m’en as redonné… Supporte vaillamment cette triste cérémonie, relève la tête et crie ton innocence, ton martyre à la face de tes exécuteurs.
Cet horrible supplice passé, je mettrai tout mon amour, toute ma tendresse, toute ma reconnaissance à t’aider à supporter le reste. Lorsqu’on a sa conscience pour soi, la conviction qu’on a fait son devoir toujours et de tout temps, l’espérance dans l’avenir, on peut tout supporter…
(Chapitre IV)
Monsieur le Ministre,

j’ai reçu, par votre ordre, la visite du commandant du Paty de Clam, auquel j’ai déclaré encore que j’étais innocent et que je n’avais même jamais commis la moindre imprudence. Je suis condamné, je n’ai aucune grâce à demander. Mais au nom de mon honneur, qui je l’espère me sera rendu un jour, j’ai le devoir de vous prier de vouloir bien continuer vos recherches. Moi parti, qu’on cherche toujours, c’est la seule grâce que je sollicite.
(Chapitre IV)
Le supplice cruel et horrible approche, je vais l’affronter avec la dignité d’une conscience pure et tranquille. Te dire que je ne souffrirai pas, ce serait mentir, mais je n’aurai pas de défaillance…
(Chapitre IV)
Pauvre, pauvre ami… Que je voudrais donc t’embrasser, te consoler, te réconforter. Non, vois-tu, mon cœur saigne à la pensée des tortures que tu as à subir.
(Chapitre IV)
Avoir une belle âme comme la tienne, des sentiments aussi élevés, une bonté inaltérable, un patriotisme exalté, et se voir torturé avec cette cruauté, cet acharnement, et payer, toi innocent, pour un autre qui se dérobe lâchement derrière son infamie. Il n’est pas admissible, s’il existe une justice, que ce traître ne se dévoile pas, que la vérité ne se fasse pas jour.
(Chapitre IV)
Notre conversation, même à travers les barreaux de la prison, m’a fait du bien. Je tremblais sur mes jambes en descendant, mais je me suis raidi pour ne pas tomber par terre d’émotion. À l’heure qu’il est, ma main n’est pas encore bien assurée : cette entrevue m’a violemment secoué. Si je n’ai pas insisté pour que tu restes plus longtemps, c’est que j’étais à bout de forces ; j’avais besoin d’aller me cacher pour pleurer un peu. Ne crois pas pour cela que mon âme soit moins vaillante ni moins forte, mais le corps est un peu affaibli par trois mois de prison…
(Chapitre IV)
Continue, ma chère femme, imposons le respect au monde par notre attitude et notre courage.
(Chapitre IV)
Je veux mon honneur et je l’aurai ; aucun obstacle ne m’arrêtera.
(Chapitre IV)


 ANALYSES

 VIDÉOS

Aucune vidéo pour ce livre.

 HISTORIQUE

2026-06-13 20:24:38 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 20:24:18 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 20:24:00 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 20:23:42 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 20:23:33 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 20:22:59 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 20:22:31 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 20:22:16 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 20:21:55 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 20:21:36 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 20:21:19 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 20:21:02 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 20:19:58 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:40:33 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:39:33 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:39:17 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:38:56 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 14:38:47 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:38:05 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:37:48 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:37:24 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:37:12 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:36:53 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:36:16 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:35:50 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 14:35:20 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 14:34:55 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 12:56:11 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:56:09 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:56:06 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:56:04 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:56:01 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:55:58 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:55:55 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:54:59 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:54:56 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:54:54 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:54:51 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:54:48 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:54:45 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:54:43 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:54:40 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:54:37 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:53:51 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:53:21 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:53:09 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:52:50 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:52:05 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:51:49 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:51:30 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:51:01 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:50:52 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:50:37 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:50:26 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:50:17 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:50:06 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:49:57 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:49:46 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:48:46 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:48:35 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:48:27 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:48:19 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 12:48:08 - Citizen K : Citation mise à jour.
2026-06-13 11:57:03 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:56:53 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:56:10 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:54:19 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:53:22 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:52:31 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:51:26 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:51:05 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:50:52 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:50:25 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:50:11 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:49:36 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:49:31 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:49:23 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:48:48 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-13 11:48:19 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:12:34 - Citizen K : Ajouté un résumé.
2026-06-11 07:08:31 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:07:50 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:07:35 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:07:15 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:06:49 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:06:39 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:06:34 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:06:18 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:06:08 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:05:49 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:05:17 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:05:00 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:04:47 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:04:25 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:04:13 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:03:56 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:03:45 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:03:37 - Citizen K : Nouvelle citation.
2026-06-11 07:03:08 - Citizen K : Nouvelle citation.
2025-12-12 14:37:13 - Citizen K : Ajouté des liens.
2025-12-12 10:26:24 - Citizen K : Ajouté des liens.
2025-12-12 08:21:38 - Citizen K : Ajouté des liens.
2025-12-11 21:57:32 - Citizen K : Ajouté la couverture.
2025-12-11 10:19:07 - Citizen K : Nouveau livre ajouté.