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Du côté de chez Swann cover Éditions Batoilles

Du côté de chez Swann

De Marcel Proust

1913
À l'ombre des jeunes filles en fleurs

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 DATE DE PUBLICATION ORIGINALE

14 novembre 1913

 VUES

429

 DERNIÈRE MISE À JOUR

2026-01-02 15:56:34

 VERSION DE LA PAGE

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9

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 TYPE

Littérature

 LANGUE

Français

 RÉSUMÉ

"Du côté de chez Swann" explore la mémoire, le temps et les sensations à travers les souvenirs du narrateur. Le livre se divise en trois parties : l’enfance du narrateur à Combray, marquée par les habitudes familiales et les paysages de la province ; l’histoire d’amour passionnelle et douloureuse entre Charles Swann et Odette de Crécy, qui révèle les pièges de la jalousie et de l’illusion ; puis un retour au narrateur, évoquant ses premières émotions artistiques et amoureuses. Le récit mêle introspection, analyse psychologique et réflexion sur le temps, amorçant l’ambitieuse quête du sens de la vie et de la mémoire qui traverse toute la suite de l'œuvre.

 HISTOIRE

Structure de l’œuvre
L’ouvrage est divisé en trois grandes parties :

Combray
Un amour de Swann
Noms de pays : le nom

Ces trois segments forment une structure apparemment éclatée, mais unie par les thèmes du souvenir, du désir, du temps et de la perception, fondateurs de l’esthétique proustienne.

1. Combray

Résumé détaillé :
Le roman s’ouvre par la célèbre scène de l’endormissement difficile du narrateur enfant, dans la maison familiale de Combray, chez sa tante Léonie. Dès les premières lignes, la narration épouse un rythme introspectif, sinueux, glissant d’un souvenir à l’autre.

Le narrateur raconte ses soirées, l’angoisse de ne pas recevoir le baiser du soir de sa mère, les ruses pour l’obtenir, et son hypersensibilité au moindre changement dans son environnement. On découvre peu à peu un univers domestique où chaque détail — les murs, les bruits, les odeurs, les objets — déclenche des associations mémorielles puissantes.

Le moment fondateur de cette partie, et emblématique de toute l'œuvre, est la fameuse scène de la madeleine : en trempant un morceau de madeleine dans du thé, le narrateur est submergé par un souvenir involontaire de Combray. Ce mécanisme de réminiscence involontaire deviendra le cœur même de l’esthétique de Proust.

Le lecteur découvre aussi les deux promenades dominicales :

Du côté de chez Swann, qui mène à la propriété du mystérieux Charles Swann,
Du côté de Guermantes, territoire associé à l’aristocratie, à la noblesse, et plus tard à l’artifice social.
Le contraste entre ces deux directions devient une métaphore du monde intérieur du narrateur : entre le bourgeois, le sentimental, et l’aristocratique, le prestigieux, voire l’illusoire.

2. Un amour de Swann

Changement de focale narrative :
Cette partie est une longue analepse : un récit enchâssé dans le roman principal, qui raconte la passion amoureuse de Charles Swann pour une courtisane nommée Odette de Crécy, bien avant la naissance du narrateur.

Le style change subtilement : plus objectif, plus “classique” que le monologue proustien habituel. Cette "nouvelle dans le roman" est l’une des plus célèbres histoires d’amour de la littérature française, notamment parce qu’elle déconstruit le mythe de la passion.

Résumé détaillé :
Swann, homme cultivé, amateur d’art et très mondain, fréquente un salon bourgeois, celui des Verdurin, où il rencontre Odette. D’abord indifférent, il finit par tomber follement amoureux d’elle. Cette passion naît moins d’Odette elle-même que de l’association mentale entre elle et un morceau de musique : la “petite phrase” de la sonate de Vinteuil, motif musical fictif qui reviendra tout au long de la Recherche.

Swann devient jaloux, soupçonneux, malheureux. Il découvre peu à peu qu’Odette a eu des liaisons multiples, y compris homosexuelles. Sa souffrance culmine lorsqu’il prononce l’une des phrases les plus célèbres du roman :

« Dire que j’ai gâché des années de ma vie, que j’ai voulu mourir, que j’ai eu mon plus grand amour, pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n’était pas mon genre ! »
Paradoxalement, il finit par l’épouser, par résignation, une fois que la passion s’est éteinte. L’amour-passion a cédé la place à une relation sociale et tiède.

3. Noms de pays : le nom

Résumé détaillé :
De retour à la première personne, le narrateur évoque son fascination pour certains noms de lieux, comme Balbec, Venise, ou Florence, qui provoquent en lui un plaisir esthétique pur. Ces noms éveillent des rêves de voyage, de découverte, d’absolu, bien avant toute expérience réelle.

Mais cette rêverie s’incarne surtout dans l’obsession qu’il développe pour Gilberte, la fille de Swann et Odette, qu’il aperçoit en jouant au jardin des Champs-Élysées. Il espère entrer dans son cercle, être invité chez elle, l’aimer, la conquérir — et par elle, atteindre le monde de Swann.

Cependant, ses efforts échouent, et l’on sent poindre la frustration, le décalage entre le désir idéaliste et la réalité décevante.

Cette dernière section introduit le désenchantement, motif proustien central : le réel ne peut jamais égaler la promesse contenue dans l’image mentale.

Thèmes majeurs

La mémoire involontaire (ex. : la madeleine)
Le temps, la durée, la réversibilité du souvenir
L’amour-passion, son illusion, sa souffrance
L’art comme révélateur de vérité
La perception sensorielle comme déclencheur d’émotions profondes
L’opposition entre réalité et idéal
La société bourgeoise vs. aristocratie
La sexualité et ses non-dits (homosexualité, sensualité latente)
Style et technique narrative

Phrase proustienne longue, sinueuse, riche en incises, en glissements et en nuances.
Usage abondant de l’analepse et du discours indirect libre.
Temps grammatical souvent au passé composé, inhabituelle dans la narration romanesque.
Narration introspective, détaillée, fondée sur la psychologie fine et la réflexion esthétique.
Réception et importance

Du côté de chez Swann fut publié à compte d’auteur après le refus de plusieurs éditeurs. Mais il reçut le soutien enthousiaste d’écrivains comme André Gide, Paul Valéry, Cocteau ou encore Maurice Barrès.

L’ouvrage est aujourd’hui considéré comme un tournant dans l’histoire du roman. Il marque le passage de la narration linéaire classique à un roman de la conscience, de la mémoire, de la subjectivité absolue. Il inspire de nombreux auteurs, de Virginia Woolf à Joyce, de Sartre à Claude Simon, jusqu’à la philosophie (Deleuze, Ricœur).

 ANECDOTES

- Le titre du livre renvoie à une direction géographique réelle à Illiers (devenu Illiers-Combray), et non à un personnage : « le côté de chez Swann » est un chemin de promenade.
- La fameuse madeleine n’était pas, dans les premiers brouillons, une madeleine mais une biscotte puis un pain grillé.
- Swann n’est pas le narrateur, mais il occupe une place centrale : Proust lui consacre presque un roman autonome à l’intérieur du livre.
- Le personnage de Charles Swann est inspiré de plusieurs figures réelles, notamment Charles Haas, mondain parisien et amateur d’art.
« Un amour de Swann » fut d’abord publié séparément, avant d’être intégré au volume.
- Odette n’est jamais décrite comme belle au sens classique : Swann apprend à l’aimer, ce qui est central dans la conception proustienne du désir.
- La sonate de Vinteuil n’existe pas ; elle est une composition imaginaire, probablement inspirée de Franck, Fauré et Saint-Saëns.
- La petite phrase musicale fonctionne comme une madeleine sonore, déclenchant la mémoire affective de Swann.
- Le narrateur enfant n’a pas encore de prénom clairement établi dans ce volume.
- La jalousie de Swann est volontairement irrationnelle : Proust montre qu’elle survit même à la preuve.
- Le livre a été refusé par plusieurs éditeurs, dont Gallimard, avant d’être publié à compte d’auteur chez Grasset.
- Proust corrigeait ses épreuves en ajoutant des paperoles interminables, ce qui a rendu la mise en page infernale.
- Le style du roman est déjà pleinement proustien : phrases longues, incises, digressions, mais sans la monumentalité des volumes suivants.
- Le Combray du livre est une reconstruction mentale, non une description fidèle du village réel.
- Swann est le seul personnage important de la Recherche à être juif explicitement, thème traité avec une grande ambivalence sociale.
- La haute société décrite est volontairement ridicule, bien avant les salons des Guermantes.
- Odette ment souvent, mais Proust montre que le problème n’est pas le mensonge : c’est le besoin de savoir.
- Le narrateur enfant confond souvent imagination et réalité, ce qui annonce la primauté du souvenir sur le fait.
- Le livre pose déjà l’idée centrale de toute la Recherche : le temps n’est accessible que par la mémoire involontaire.
- Proust considérait ce premier volume comme le seuil nécessaire, mais non comme l’aboutissement de son œuvre.

 PERSONNAGES

Dans l'ordre d'apparition :

I
Le narrateur : personnage principal qui raconte ses souvenirs d'enfance à Combray.​ (p. 7)
La mère du narrateur : figure maternelle aimante, centrale dans les souvenirs du narrateur.​
Le père du narrateur : présent dans les souvenirs familiaux du narrateur.​
La grand-mère du narrateur : femme bienveillante et cultivée, influençant les goûts du narrateur.​
Tante Léonie : tante du narrateur, recluse et hypocondriaque, vivant à Combray.​
Françoise : servante dévouée de Tante Léonie, observatrice des dynamiques familiales.​
Charles Swann : voisin et ami de la famille, amateur d'art et figure centrale du roman.​
Gilberte Swann : fille de Charles Swann et d'Odette de Crécy, dont le narrateur tombe amoureux.​
Odette de Crécy : épouse de Swann, femme séduisante avec un passé trouble.​
Monsieur Vinteuil : professeur de piano à Combray, père d'une fille aux mœurs controversées.​
Le docteur Cottard : médecin et habitué du salon des Verdurin.​
Madame Verdurin : hôtesse d'un salon parisien influent, cherchant à contrôler son cercle d'amis.​
Monsieur Verdurin : époux de Madame Verdurin, participant aux activités du salon.​
Le peintre Biche (plus tard connu sous le nom d'Elstir) : artiste fréquentant le salon des Verdurin.​
Saniette : ancien archiviste, souvent ridiculisé par le cercle des Verdurin.​
Brichot : professeur à la Sorbonne, membre du cercle des Verdurin.​
Le baron de Charlus : membre de l'aristocratie, lié à la famille de Guermantes.​
Le comte de Forcheville : ami d'Odette, rival de Swann, introduit chez les Verdurin.​
Legrandin : ingénieur et écrivain amateur, voisin de la famille du narrateur à Combray.​
La fille de Monsieur Vinteuil : entretenant une relation controversée avec une amie.​

 PHOTOS

Aucune photo.

 CITATIONS

Les citations suivent scrupuleusement l'ordre chronologique de l'ouvrage.

Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. »

Il me semblait que j'étais moi-même ce dont parlait l'ouvrage : une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles-Quint. Cette croyance survivait pendant quelques secondes à mon réveil ; elle ne choquait pas ma raison, mais pesait comme des écailles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le bougeoir n'était pas allumé.

Je me demandais quelle heure il pouvait être ; j'entendais le sifflement des trains qui, plus ou moins éloigné, comme le chant d'un oiseau dans une forêt, relevant les distances, me décrivait l'étendue de la campagne déserte où le voyageur se hâte vers la station prochaine ; et le petit chemin qu'il suit va être gravé dans son souvenir par l'excitation qu'il doit à des lieux nouveaux, à des actes inaccoutumés, à la causerie récente et aux adieux sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la nuit, à la douceur prochaine du retour.

J'appuyais tendrement mes joues contre les belles joues de l'oreiller qui, pleines et fraîches, sont comme les joues de notre enfance.

C'est minuit ; on vient d'éteindre le gaz ; le dernier domestique est parti et il faudra rester toute la nuit à souffrir sans remède.

Quelques fois, comme Ève naquit d'une côte d'Adam, une femme naissait pendant mon sommeil d'une fausse position de ma cuisse. Formée du plaisir que j'étais sur le point de goûter, je m'imaginais que c'était elle qui me l'offrait. Mon corps qui sentait dans le sien ma propre chaleur voulait s'y rejoindre, je m'éveillais. Le reste des humains m'apparaissait comme bien lointain auprès de cette femme que j'avais quittée, il y avait quelques moments à peine ; ma joue était chaude encore de son baiser, mon corps courbaturé par le poids de sa taille. Si, comme il arrivait quelquefois, elle avait les traits d'une femme que j'avais connue dans la vie, j'allais me donner tout entier à ce but : la retrouver, comme ceux qui partent en voyage pour voir de leurs yeux une cité désirée et s'imaginent qu'on peut goûter dans une réalité le charme du songe. Peu à peu son souvenir s'évanouissait, j'avais oublié la fille de mon rêve.

Un homme qui dort tient en cercle autour de lui le fil des heures, l'ordre des années et des mondes.

Chambres d'été où l'on aime être uni à la nuit tiède, où le clair de lune appuyé aux volets entr'ouverts jette jusqu'au pied du lit son échelle enchantée, où on dort presque en plein air, comme la mésange balancée par la brise à la pointe d'un rayon.

À Combray, tous les jours dès la fin de l'après-midi, longtemps avant le moment où il faudrait me mettre au lit et rester, sans dormir, loin de ma mère et de ma grand'mère, ma chambre à coucher redevenait le point fixe et douloureusement de mes préoccupations. On avait bien inventé, pour me distraire les soirs où on me trouvait l'air trop malheureux, de me donner une lanterne magique, dont, en attendant l'heure du dîner, on coiffait ma lampe ; et, à l'instar des premiers architectes et maîtres verriers de l'âge gothique, elle substituait à l'opacité des murs d'impalpables irisations, de surnaturelles apparitions multicolores, où des légendes étaient dépeintes comme dans un vitrail vacillant et momentané.



 ANALYSES

 VIDÉOS

Aucune vidéo pour ce livre.

 HISTORIQUE

2026-01-02 15:56:34 - Bardamu : Ajouté des anecdotes.
2025-05-18 14:13:04 - Bardamu : Ajouté l'auteur du tableau.
2025-05-07 22:48:24 - Bardamu : Modifié le nom du tableau.
2025-05-07 22:46:38 - Bardamu : Ajouté le nom du tableau.
2025-05-07 22:30:31 - Bardamu : Ajouté le tableau.
2025-04-24 18:40:12 - Bardamu : Mis à jour l'histoire.
2025-04-24 19:05:03 - Bardamu : Ajouté l'ASIN (broché).
2025-04-16 16:31:29 - Bardamu : Nouvelle citation.
2025-04-16 13:40:16 - Bardamu : Nouvelle citation.
2025-04-16 13:39:23 - Bardamu : Nouvelle citation.
2025-04-16 09:29:05 - Bardamu : Citation mise à jour.
2025-04-16 09:28:41 - Bardamu : Citation mise à jour.
2025-04-16 09:08:00 - Bardamu : Citation mise à jour.
2025-04-16 09:02:33 - Bardamu : Nouvelle citation.
2025-04-16 09:01:51 - Bardamu : Citation mise à jour.
2025-04-16 09:01:41 - Bardamu : Citation mise à jour.
2025-04-16 09:01:27 - Bardamu : Citation mise à jour.
2025-04-16 07:52:14 - Bardamu : Nouvelle citation.
2025-04-16 07:51:48 - Bardamu : Nouvelle citation.
2025-04-16 07:49:33 - Bardamu : Nouvelle citation.
2025-04-16 07:41:39 - Bardamu : Mis à jour les personnages.
2025-04-16 07:40:05 - Bardamu : Nouvelle citation.
2025-04-07 07:39:15 - Bardamu : Mis à jour les anecdotes.
2025-04-07 07:38:42 - Bardamu : Ajouté une description.


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